USA
La rencontre du fils Trump avec une avocate russe embarrasse la Maison-Blanche
La Maison-Blanche se trouvait de nouveau sur la défensive hier dans l'épineuse affaire des ingérences russes dans la présidentielle américaine, après que le fils aîné de Donald Trump a reconnu avoir rencontré une avocate russe en pleine campagne électorale. Selon le New York Times, qui a sorti l'information, il s'agissait d'obtenir « des informations embarrassantes » sur la rivale démocrate de Donald Trump, Hillary Clinton, auprès d'une « avocate liée au Kremlin ».
Donald Trump Jr assure qu'il ne savait rien de la personnalité ni des intentions exactes de l'avocate Natalia Veselnitskaya au moment de s'asseoir autour d'une table avec elle. Dans le récit qu'il a fait dimanche de cette rencontre – au passage remanié par rapport à ces déclarations de la veille –, il affirme que l'entrevue lui a été recommandée par une « connaissance ». Plusieurs enquêtes, dont l'une menée par le FBI, sont en cours aux États-Unis concernant des accusations de collusion entre la Russie et des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump, qui rejette catégoriquement ces accusations. « La réunion était très brève. Aucune information n'a été fournie. Aucune action n'a été prise. Il n'y a pas eu de suivi », a défendu hier sur CNN la conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, pour qui il ne fallait de toute façon « pas regarder très loin pour trouver des informations compromettantes sur Hillary Clinton ».
Maroc
Le leader de la contestation dans le Rif devant le juge d'instruction
Le leader de la contestation populaire dans le nord du Maroc, Nasser Zefzafi, passait hier devant un juge d'instruction à Casablanca, étape préalable à son procès qui n'aura pas lieu avant la fin du mois. Le chef du « hirak » (la mouvance, nom donné localement à la contestation), aux harangues enflammées dénonçant « l'État corrompu », fait face à de lourdes charges, notamment « atteinte à la sécurité intérieure ». Aucune mobilisation particulière n'était visible devant le tribunal hier.
Turquie
Visite de Kiliçdaroglu à un député emprisonné
Le chef de l'opposition turque Kemal Kiliçdaroglu a rendu visite hier en prison à un député dont l'incarcération a donné lieu à un vaste mouvement de protestation ayant culminé avec un rassemblement géant dimanche à Istanbul.
Kemal Kiliçdaroglu, chef du Parti républicain du peuple (CHP), a rendu visite dans une prison du district de Maltepe à Istanbul au député de sa formation, l'ex-journaliste Enis Berberoglu, condamné à 25 ans de prison pour avoir fourni au journal d'opposition Cumhurriyet des informations confidentielles, a indiqué un porte-parole du parti.
Autriche
Un ministre turc interdit de visite
L'Autriche a interdit une visite du ministre turc de l'Économie, Nihat Zeybekci, qui entendait participer à un rassemblement marquant le premier anniversaire du coup d'État manqué en Turquie, a annoncé hier le ministère autrichien des Affaires étrangères. « Il a été interdit d'entrée car sa visite ne fait pas partie d'un échange bilatéral, mais il s'agit d'une apparition publique lors d'un événement marquant la tentative de coup d'État » du 15 juillet 2016. Sa participation à cette « réunion d'envergure » prévue dimanche à Vienne aurait représenté « un danger pour l'ordre public », a déclaré Thomas Schnoell, porte-parole du ministère.
Ukraine
L'OTAN soutient Kiev face aux « actions agressives » de la Russie
L'OTAN est « solidaire » de l'Ukraine dans ses efforts pour faire face aux « actions agressives » de la Russie, a déclaré hier le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg, en visite à Kiev pour une réunion de la Commission OTAN-Ukraine. « La Russie a continué ses actions agressives contre l'Ukraine, mais l'OTAN et les alliés de l'OTAN soutiennent l'Ukraine et sont de votre côté », a déclaré Jens Stoltenberg au début de cette réunion.
Chine
Le prix Nobel Liu Xiaobo « dans un état critique »
Le dissident chinois Liu Xiaobo est « dans un état critique », a annoncé hier l'hôpital où le Nobel de la paix 2010 a été admis pour un cancer du foie, mais ses partisans exigent toujours qu'il soit hospitalisé d'urgence à l'étranger. Le dissident avait été placé en liberté conditionnelle et hospitalisé après avoir été diagnostiqué en mai d'un cancer du foie en phase terminale. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme et proches de M. Liu ont reproché à Pékin d'avoir attendu que son état de santé empire avant de lui permettre de sortir de prison, mais les autorités affirment qu'il est soigné par des cancérologues réputés.
Polémique
La justice britannique refuse de suspendre les ventes d'armes à l'Arabie saoudite
La justice britannique a refusé hier de suspendre les ventes d'armes du Royaume-Uni à l'Arabie saoudite, rejetant une requête présentée par une ONG militant contre le commerce des armes, qui a fait appel.
Les juges de la Haute Cour de Londres ont affirmé que les preuves qui leur avaient été présentées « soutiennent la conclusion que la décision du secrétaire d'État au Commerce international (Liam Fox, NDLR) de ne pas suspendre ou de résilier les ventes d'armes à l'Arabie saoudite est logique ». Ces preuves n'ont pas été rendues publiques pour des raisons de sécurité nationale.
Bahreïn
L'opposant emprisonné Nabil Rajab condamné à deux ans de prison
L'opposant chiite bahreïni emprisonné Nabil Rajab a été condamné hier à deux ans de prison pour propagation de fausses nouvelles, a indiqué une source judiciaire à Manama. Le verdict a été prononcé en l'absence de l'opposant, hospitalisé depuis avril, a affirmé dans un communiqué Bahrain Institude for Rights and Democracy, une ONG. Selon cette organisation, Nabil Rajab, 52 ans, n'a pas pu assister à 9 des 14 audiences de son procès en raison de ses problèmes de santé.
Épidémie
Au moins 1 700 morts du choléra au Yémen
L'épidémie de choléra, qui sévit au Yémen depuis fin avril, touche désormais plus de 300 000 personnes, et plus de 1 700 en sont décédées, a annoncé hier le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). L'effondrement des infrastructures médicales et sanitaires au Yémen, ravagé par plus de deux ans de guerre entre les forces progouvernementales, soutenues par une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite, et les rebelles chiites houthis soutenus par l'Iran, a favorisé fin avril l'apparition du choléra dans le pays pour la deuxième fois en moins d'un an.
Israël
Rare visite en Cisjordanie d'un ministre israélien pour un accord énergétique
Le ministre israélien de l'Énergie Youval Steinitz a effectué hier une rare visite d'un haut responsable politique israélien en Cisjordanie occupée pour signer un accord sur l'électricité avec l'Autorité palestinienne. M. Steinitz a assisté, au côté du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, à la cérémonie de signature à al-Jalamah, près de Jénine, dans le nord du territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'armée israélienne. Ils ont annoncé un renforcement de l'approvisionnement en électricité dans la zone, accompagné d'une garantie de paiement des Palestiniens, et ils ont dévoilé une nouvelle station de distribution d'électricité.
Tentative d'attaque à la voiture bélier, l'assaillant palestinien abattu
Un Palestinien a lancé hier son véhicule contre des soldats israéliens à un carrefour routier de Cisjordanie occupée et tenté de les poignarder, avant d'être abattu, a indiqué l'armée israélienne. L'incident s'est produit près de la colonie de Tekoa, au sud de Jérusalem, a ajouté l'armée, précisant qu'un soldat israélien avait été légèrement blessé. L'identité et l'âge de l'assaillant n'ont pas été communiqués dans l'immédiat.
Avi Gabbay élu chef du Parti travailliste
Le Parti travailliste, principal parti d'opposition en Israël, a élu hier son nouveau chef en la personne d'Avi Gabbay, un ancien homme d'affaires nouveau venu en politique. Avi Gabbay a obtenu 52 % des voix face à Amir Peretz, homme politique du sérail du Parti travailliste qu'il a dirigé pendant plusieurs années. Les origines marocaines des deux candidats étaient mises en avant par leurs partisans qui espèrent que, dans un pays où l'establishment politique est encore dominé par les ashkénazes (juifs originaires d'Europe de l'Est), elles leur permettront d'élargir la base électorale du parti.
La Maison-Blanche se trouvait de nouveau sur la défensive hier dans l'épineuse affaire des ingérences russes dans la présidentielle américaine, après que le fils aîné de Donald Trump a reconnu avoir rencontré une avocate russe en pleine campagne électorale. Selon le New York Times, qui a sorti l'information, il s'agissait d'obtenir « des informations embarrassantes » sur la rivale démocrate de Donald Trump, Hillary Clinton, auprès d'une « avocate liée au Kremlin ».Donald Trump Jr assure qu'il ne savait rien de la personnalité ni des intentions exactes de l'avocate Natalia Veselnitskaya au moment de s'asseoir autour d'une table avec elle. Dans le récit qu'il a fait dimanche de cette rencontre – au passage remanié par rapport à ces...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef