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Moyen Orient et Monde - Sommet

G20 sous haute tension avec Donald Trump et la Corée du Nord

La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 5 juillet. Reuters/Fabrizio Bensch

Donald Trump se rend en fin de semaine à un sommet du G20 en Allemagne sous haute tension du fait des choix politiques controversés de Washington.
Ce climat est principalement lié aux divergences autour du climat et du commerce entre le nouveau président américain et la plupart des autres dirigeants des pays les plus industrialisés et émergents réunis demain et samedi à Hambourg. « J'espère que nous allons pouvoir surmonter un certain nombre de falaises, même si je ne sais pas à quoi ressemblera le résultat final », a souligné hier la chancelière Angela Merkel, après une entrevue avec le président chinois Xi Jinping, venu à Berlin célébrer notamment un contrat de vente d'Airbus pour 22,8 milliards de dollars. Les cartes au plan mondial ont été rebattues depuis l'accession au pouvoir du président américain Donald Trump.

Contre-courant
Les États-Unis s'érigent à contre-courant des autres grands pays en remettant en cause les accords de Paris pour lutter contre le réchauffement climatique ou en menaçant de mesures protectionnistes. Ils affichent aussi une position très ferme sur les questions migratoires. La présidence allemande avait fait du climat sa priorité avec l'adoption prévue d'un « plan d'action » mettant en œuvre concrètement au niveau du G20 l'accord de Paris. Il risque désormais de passer à la trappe. Sur le commerce, les États-Unis ont brandi des menaces de sanctions douanières contre la Chine, dans l'acier, et l'Allemagne, dans l'automobile. « L'administration américaine et, avec elle, M. Trump ont une conception de la mondialisation différente de la nôtre en Allemagne » car les États-Unis la voient « comme un processus avec des vainqueurs et des perdants », a regretté Angela Merkel dans une interview à paraître aujourd'hui dans l'hebdomadaire Die Zeit. Le G20 réunira également à la même table la chancelière allemande et le président turc Recep Tayyip Erdogan qui a estimé hier que l'Allemagne commettait un « suicide politique » en lui interdisant de s'exprimer face à la communauté turque du pays en marge du G20.
Au-delà de ces sujets traditionnels du G20, les travaux du sommet – sans le roi d'Arabie saoudite qui a annulé sa venue – risquent d'être alourdis par une multitude de crises. À commencer par celle autour du programme nucléaire nord-coréen, qui a pris une tout autre ampleur suite au tir de missile intercontinental. Séoul et Washington ont en effet répliqué hier au lancement historique d'un missile intercontinental (ICBM) nord-coréen par plusieurs tirs de missiles simulant une attaque contre la direction du régime de Pyongyang. Le numéro un nord-coréen Kim Jong-un a affirmé hier que le tir d'un ICBM la veille, jour de la fête nationale américaine, était un « cadeau » aux « salauds d'Américains ».
Cela « constitue une nouvelle escalade de la menace (nord-coréenne) envers les États-Unis, nos alliés et partenaires, la région et le monde », a estimé le secrétaire d'État américain Rex Tillerson. Un mini-sommet entre les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud est prévu aujourd'hui à Hambourg, à la veille du G20. Donald Trump et le président chinois Xi Jinping seront assis à la même table lors du G20 alors que Washington reproche à Pékin de ne pas faire assez pression sur Pyongyang et que la Chine demande en retour aux États-Unis de cesser leurs exercices militaires en Corée du Sud.

Trump-Poutine
Le G20 sera aussi marqué par la toute première rencontre demain entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Washington dit vouloir une relation plus « constructive » avec Moscou. Mais les relations sont au plus bas depuis le renforcement de sanctions contre Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne et son soutien au régime syrien. L'entrevue se déroulera en outre sur fond d'enquête aux États-Unis sur l'influence russe dans l'entourage de M. Trump.
Cette rencontre intervient alors que des milliers de manifestants promettent « l'enfer » selon leur slogan. Les organisateurs attendent au total sur plusieurs jours plus de 100 000 protestataires, tandis que la police estime entre 7 000 et 8 000 le nombre d'extrémistes de gauche pouvant être violents, y compris venant de l'étranger. Des échauffourées ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, faisant un blessé léger. Car Hambourg est un berceau contestataire historique. La police, qui a mobilisé plus de 20 000 agents, redoute en particulier une manifestation jeudi dont le mot d'ordre est « Welcome to hell » (« Bienvenue en enfer »).

Source : AFP

Donald Trump se rend en fin de semaine à un sommet du G20 en Allemagne sous haute tension du fait des choix politiques controversés de Washington.Ce climat est principalement lié aux divergences autour du climat et du commerce entre le nouveau président américain et la plupart des autres dirigeants des pays les plus industrialisés et émergents réunis demain et samedi à Hambourg. « J'espère que nous allons pouvoir surmonter un certain nombre de falaises, même si je ne sais pas à quoi ressemblera le résultat final », a souligné hier la chancelière Angela Merkel, après une entrevue avec le président chinois Xi Jinping, venu à Berlin célébrer notamment un contrat de vente d'Airbus pour 22,8 milliards de dollars. Les cartes au plan mondial ont été rebattues depuis l'accession au pouvoir du président américain...
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