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Les "zones de désescalade" en Syrie au coeur des discussions à Astana

La mise en place de futures "zones de désescalade" en Syrie était mercredi au centre des discussions à Astana entre opposants, émissaires du régime syrien et représentants de la Russie et de l'Iran, alliés de Bachar el-Assad, et de la Turquie, soutien des rebelles.

Les frontières de ces zones, dont la création a été évoquée pour la première fois par Vladimir Poutine en mai, et la façon dont elles seront administrées, sont au coeur des entretiens en cours depuis mardi à l'occasion du cinquième cycle de pourparlers de paix d'Astana, au Kazakhstan.

Pour la seconde journée de ces négociations, des rencontres séparées sont organisées à huis clos avant une session plénière à laquelle sont attendues les délégations des trois parrains des pourparlers et des représentants des rebelles et du régime de Bachar el-Assad. L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, est aussi présent.

Russes, Turcs et Iraniens ont adopté en mai le principe de la création de quatre zones sécurisées pour instaurer une trêve durable dans plusieurs régions. Les "zones de désescalade" seraient crées dans les territoires rebelles à Idleb (nord-ouest), dans la province centrale de Homs, dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale (banlieue est de Damas) et dans la partie méridionale du pays.

L'envoyé spécial du Kremlin pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, a déclaré mardi soir que les frontières de deux zones - Homs et la Ghouta orientale - étaient "pratiquement approuvées".

Mais "des questions persistent" sur une zone devant englober la province d'Idleb, voisine de la frontière turque, et "certaines réserves" demeurent sur la zone sud.

Une baisse marquée des combats a été enregistrée ces dernières semaines dans plusieurs de ces zones et à la veille de l'ouverture d'Astana, l'armée syrienne a annoncé lundi une trêve unilatérale du 2 au 6 juillet dans les provinces de Deraa, Qouneitra et Soueida dans le sud, théâtre de violents combats récemment.

Les pourparlers d'Astana se tiennent avant un septième round de négociations politiques sous l'égide de l'ONU le 10 juillet à Genève. Le conflit syrien a fait plus de 320.000 morts en six ans.

La mise en place de futures "zones de désescalade" en Syrie était mercredi au centre des discussions à Astana entre opposants, émissaires du régime syrien et représentants de la Russie et de l'Iran, alliés de Bachar el-Assad, et de la Turquie, soutien des rebelles.
Les frontières de ces zones, dont la création a été évoquée pour la première fois par Vladimir Poutine en mai, et la façon dont elles seront administrées, sont au coeur des entretiens en cours depuis mardi à l'occasion du cinquième cycle de pourparlers de paix d'Astana, au Kazakhstan.
Pour la seconde journée de ces négociations, des rencontres séparées sont organisées à huis clos avant une session plénière à laquelle sont attendues les délégations des trois parrains des pourparlers et des représentants des rebelles et du régime de Bachar...