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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Vers une force antijihadistes dans quelques mois au Sahel

Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta (G), avec le président français Emmanuel Macron (D) au palais présidentiel Koulouba à Bamako, au Mali, le 2 juillet 2017, à l’occasion du sommet du G5 Sahel. Reuters/Luc Gnago

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, en présence du président français Emmanuel Macron, ont acté hier à Bamako la constitution d'une force antijihadistes conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre. Réunis au sommet, les présidents Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby Itno (Tchad), Mohammad Ould Abdelaziz (Mauritanie), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Mahamadou Issoufou (Niger) se sont engagés à une contribution de 10 millions d'euros chacun, qui s'ajouteront aux 50 millions promis par l'Union européenne. De quoi amorcer le financement d'une force qui devrait coûter 423 millions d'euros, a indiqué le président malien lors d'une conférence de presse avec son homologue français au terme du sommet. Déployée dans un premier temps aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, avec un effectif initial de 5 000 hommes, basée à Sévaré, elle s'ajoutera à l'opération française Barkhane qui traque les jihadistes dans le Sahel et à la Mission de l'ONU au Mali (Minusma).
Le président français a enjoint au G5 Sahel de démontrer l'efficacité de cette force pour convaincre les donateurs, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a salué par une résolution le 21 juin ce déploiement, sans lui délivrer ni mandat ni fonds. Pour compléter les fonds nécessaires, une conférence des donateurs est prévue prochainement, avec, selon Paris, un apport programmé de l'Allemagne, qui participe déjà en force à la Minusma et la mission européenne de formation de l'armée malienne.
« Il y a urgence, parce que ceux qui sont en face n'attendent pas », a expliqué M. Keïta, en référence aux jihadistes. « Pas besoin de réunir tous les financements pour commencer », a renchéri M. Macron, qui a annoncé une aide matérielle et logistique française, équivalente à 8 millions d'euros, d'ici à la fin de l'année, avec notamment 70 véhicules tactiques et du matériel de transmission et de protection. Le président français a souhaité une mise en place du commandement fin août, ajoutant : « L'important c'est que cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l'automne, avec les premiers financements débloqués (...), et qu'elle ait ses premiers résultats. » Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 avait réactivé, lors d'un sommet en février, à Bamako, le projet de cette force.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à el-Qaëda, en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en 2013 à l'initiative de la France. Hier, la principale alliance jihadiste du Sahel diffusait encore une vidéo montrant six étrangers enlevés au Mali et au Burkina Faso entre 2011 et 2017, dont la Française Mme Pétronin. Emmanuel Macron s'est félicité à Bamako de la diffusion d'une « trace de vie » de cette humanitaire enlevée au Mali en décembre, assurant de la mobilisation totale de l'État « pour la retrouver et la ramener saine et sauve ».
Source : AFP

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, en présence du président français Emmanuel Macron, ont acté hier à Bamako la constitution d'une force antijihadistes conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre. Réunis au sommet, les présidents Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby Itno (Tchad), Mohammad Ould Abdelaziz (Mauritanie), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Mahamadou Issoufou (Niger) se sont engagés à une contribution de 10 millions d'euros chacun, qui s'ajouteront aux 50 millions promis par l'Union européenne. De quoi amorcer le financement d'une force qui devrait coûter 423 millions d'euros, a indiqué le président malien lors d'une conférence de presse avec son homologue français au terme du sommet. Déployée dans un premier temps aux confins du Mali, du Burkina...
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