Le mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza a accusé mardi l'Autorité palestinienne et Israël de refuser d'accorder les permis nécessaires pour le transfert de malades en dehors de cette enclave soumise à un blocus.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est accusé par le Hamas, son grand rival, d'avoir pris toutes une série de mesures visant à mettre en difficulté le pouvoir du mouvement islamiste.
Pour quitter Gaza et recevoir des traitements dans des hôpitaux israéliens ou de Cisjordanie occupée, les Gazaouis doivent au préalable obtenir des documents de l'Autorité palestinienne avant de pouvoir ensuite obtenir les autorisations nécessaires de la part d'Israël.
Le nombre de ces permis délivrés par l'Autorité palestinienne a fortement décru ces derniers mois, a déploré le ministre de la Santé du Hamas. Ces derniers jours, trois enfants sont morts dans la bande de Gaza après s'être vu refuser un permis pour un traitement à l'extérieur de l'enclave, a affirmé ce ministère en mettant en cause la responsabilité de l'Autorité palestinienne mais aussi d'Israël.
"Il y a une crainte réelle que d'autres décès soient à déplorer avec l'interdiction actuelle de faire venir des médicaments dans la bande de Gaza et le refus d'accorder des permis de sortie", a affirmé un haut responsable du ministère de la santé du Hamas, Youssef Abou Rish lors d'une conférence de presse. "Le crime qui consiste à interdire l'accès à des traitements à des enfants fait partie des crimes commis contre le secteur de la santé à Gaza", a-t-il ajouté. Un porte-parole du ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne a démenti que des changements soient intervenus concernant les documents exigés pour le transfert de malades.
Les autorités israéliennes n'ont de leur côté pas réagi aux accusations du Hamas.
Le Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en chassant le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, à l'issue d'une quasi-guerre civile en 2007 qui a éclaté après des élections législatives remportées par le mouvement islamiste.
Ces derniers mois, Mahmoud Abbas a été accusé par le Hamas de vouloir le déstabiliser en réduisant les salaires des fonctionnaires ou le paiement des services.
Au début du mois, Israël a commencé à diminuer la fourniture d'électricité à la bande de Gaza en affirmant que cette mesure avait été prise à la suite du refus de l'Autorité palestinienne de payer les factures de courant pour l'enclave.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est accusé par le Hamas, son grand rival, d'avoir pris toutes une série de mesures visant à mettre en difficulté le pouvoir du mouvement islamiste.
Pour quitter Gaza et recevoir des traitements dans des hôpitaux israéliens ou de Cisjordanie occupée, les Gazaouis doivent au préalable obtenir des documents de l'Autorité palestinienne avant de pouvoir ensuite obtenir les autorisations nécessaires de la part d'Israël.
Le nombre de ces permis délivrés par l'Autorité palestinienne a fortement décru ces derniers mois, a...


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