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Maroc: le leader de la contestation dans le nord battu par la police

AFP
22/06/2017

Le leader de la contestation populaire dans le nord du Maroc, Nasser Zefzafi, a été battu et insulté par les policiers qui l'ont arrêté, ont affirmé jeudi Human Rights Watch et Amnesty International dans un communiqué publié à Tunis.

Le 29 mai, une dizaine de policiers ont enfoncé la porte de la maison où se trouvaient M. Zefzafi et deux autres militants, ont affirmé les deux ONG de défense des droits de l'Homme dans un texte commun, en citant le récit fait par Nasser Zefzafi à son avocat dans sa prison de Oukacha, à Casablanca (ouest du Maroc).

"La police cassé les meubles et les fenêtres et a agressé les trois hommes même s'ils n'ont opposé aucune résistance, a dit Zefzafi. Il a dit qu'il avait eu une coupure d'1,5 cm sur le cuir chevelu, une autre sous l'oeil gauche et des ecchymoses sur le dos", selon les deux ONG.
"La police a insulté les trois hommes en usant de termes vulgaires, en les pressant de crier +Vive le roi!+ et en les qualifiant de +séparatistes+", selon le récit.

A Casablanca (ouest du Maroc) où il a été transporté par les forces de l'ordre, "la police a emmené Zefzafi se faire soigner, y compris pour des points de suture à la tête, et lui a donné des vêtements propres pour remplacer les siens, tachés de sang", ont souligné HRW et Amnesty.
"Les autorités marocaines devraient enquêter sur les allégations crédibles de violences policières contre Zefzafi et s'abstenir de porter plainte contre ce qui découle de paroles ou de manifestations pacifiques", a estimé Human Rights Watch.

Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, est secouée depuis sept mois par un mouvement de contestation revendiquant le développement du Rif, région historiquement frondeuse, que les protestataires jugent "marginalisée" par l'Etat. Nasser Zefzafi était recherché initialement pour avoir interrompu le 26 mai le prêche d'un imam dans une mosquée.

Plus d'une centaine de personnes ont été interpellées depuis fin mai à Al-Hoceïma, dans une vague d'arrestations visant le noyau dur du mouvement de contestation.
Ces principaux meneurs du "hirak" (la mouvance, nom donné au mouvement localement), dont M. Zefzafi, ont été emprisonnés à Casablanca et sont accusés notamment "d'atteinte à la sécurité intérieure".
Cinq d'entre eux, parmi lesquels Zefzafi et Nabil Ahamjik, protestent contre leurs conditions de détention et ont menacé d'entamer une grève de la faim de trois jours, a-t-on appris vendredi auprès de leurs avocats.

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