Découvrez ce qui a plu et déplu à la rédaction du service Liban, au cours de la semaine qui vient de s'écouler.
Le top : la loi électorale
Bon d'accord, cette loi, c'est presque du n'importe quoi... Mais enfin, elle est là, ils l'ont adoptée, et au point où nous en sommes, c'est un grand pas en avant ! Car enfin, voilà des mois que la question était devenue l'objet d'une rengaine interminable. Tous les jours... Et de toutes les façons, personne n'y comprenait rien depuis le début...
Les Libanais voulaient la proportionnelle, ils l'ont ! Tout le monde en parlait comme si c'était le remède à tous nos maux. Il est vrai que ce n'est pas tout à fait ce qu'on entendait par proportionnelle. Mais que voulez-vous, la proportionnelle appliquée au Liban pouvait-elle donner autre chose que ça ?
Dans un pays où la démocratie, la marche normale des institutions et l'État de droit sont littéralement en panne depuis des lustres, c'est une gageure de réussir à se mettre d'accord sur n'importe quoi. Et au final, il faut reconnaître qu'ils y sont arrivés.
C'était bonnet blanc, désormais ça va être blanc bonnet. Il n'y a pas de quoi se réjouir ? Si, quand même ! Grâce à la troisième prorogation de la législature, obtenue celle-ci pour des raisons purement studieuses (il s'agit de faire assimiler la nouvelle loi aux électeurs et aux fonctionnaires), on a un an de répit, et même cinq puisque, dans le pire des cas, on ne parlera plus de loi électorale avant quatre ans et demi au moins !
Le flop : le CDR
Nous avons tous vu la photo de bancs de poissons morts flottant dans le périmètre de la décharge de Bourj Hammoud ainsi que des camions – filmés par des drones – jetant des déchets directement dans la mer, avant même qu'un brise-lames ne soit construit, suivant le plan prévu par le gouvernement – ou que les ordures ne soient traitées.
La négligence et l'inconscience poussées à l'extrême ! Selon le ministre de l'Environnement, Tarek el-Khatib, qui a effectué mardi une tournée sur les lieux du « sinistre », l'entrepreneur était censé construire le brise-lames avant les travaux de remblaiement, et le Conseil du développement et de la reconstruction superviser le tout. Ni l'un ni l'autre n'a pris la peine de faire son travail. Faut-il rappeler qu'un port de pêcheurs se situe non loin de la décharge et que les poissons pris finissent à la table des Libanais ? Le ministre de l'Environnement n'a pas pu expliquer le comportement du CDR, précisant que celui-ci a été relancé plusieurs fois sur le sujet et que les « manquements » ont été « discutés » avec lui. Inutile de préciser que le Conseil du développement et de la reconstruction n'a pas pris la peine de réagir aux propos du ministre ou aux photos et vidéos dégoûtantes qui ont circulé la semaine dernière. Il faut dire que la transparence n'est pas le fort de cet organisme. À l'heure où le Liban se félicite, dans un souci de transparence, d'avoir voté une loi sur l'accès à l'information, au CDR les journalistes continuent d'avoir recours à toutes sortes d'acrobaties pour essayer de lui soutirer la moindre précision sur des sujets qui touchent directement à la vie des Libanais.
Le top : la loi électoraleBon d'accord, cette loi, c'est presque du n'importe quoi... Mais enfin, elle est là, ils l'ont adoptée, et au point où nous en sommes, c'est un grand pas en avant ! Car enfin, voilà des mois que la question était devenue l'objet d'une rengaine interminable. Tous les jours... Et de toutes les façons, personne n'y comprenait rien depuis le début...Les Libanais voulaient la proportionnelle, ils l'ont ! Tout le monde en parlait comme si c'était le remède à tous nos maux. Il est vrai que ce n'est pas tout à fait ce qu'on entendait par proportionnelle. Mais que voulez-vous, la proportionnelle appliquée au Liban pouvait-elle donner autre chose que ça ?Dans un pays où la démocratie, la...


J,Y SOUSCRIS !
13 h 51, le 17 juin 2017