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Moyen Orient et Monde

Brèves

Crise dans le Golfe
Le chef de la diplomatie turque se rend à Doha

Les efforts visant à trouver une solution diplomatique à la crise dans le Golfe s'intensifiaient hier avec la visite du chef de la diplomatie turque au Qatar. Mevlut Cavusoglu, le ministre des Affaires étrangères d'un des plus puissants alliés du Qatar, doit avoir un entretien avec l'émir cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, et pourrait enchaîner avec une visite en Arabie saoudite voisine. Le porte-parole de la présidence turque a également indiqué qu'une réunion tripartite entre Ankara, Paris et Doha était programmée. Riyad et ses alliés ont rompu leurs liens diplomatiques le 5 juin avec le Qatar, accusant ce pays de soutenir « le terrorisme » et de se rapprocher de l'Iran chiite, rival régional du royaume saoudien sunnite.

Bahreïn
Réouverture de la place de la Perle, symbole de la contestation

La place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation de 2011 à Bahreïn, a été rouverte hier à la circulation, six ans après sa fermeture par les autorités, ont indiqué des témoins. Les forces de sécurité ont multiplié les patrouilles autour de la place peu avant son ouverture à la circulation aux premières heures de la journée, ont ajouté les témoins. La place de la Perle, dont le monument central a été rasé après l'écrasement du soulèvement, était fortement gardée par la police pour empêcher un retour des protestations sur ce site symbolique. Sa réouverture intervient alors que les autorités ont intensifié la répression de l'opposition, avec notamment la récente dissolution des deux plus grands mouvements politiques : Waad (laïque) et al-Wefaq (chiite).

Israël
Les Palestiniens ne paieront plus les familles d'auteurs d'attentats

Les dirigeants de l'Autorité palestinienne ont accepté d'arrêter de rétribuer les familles d'auteurs d'attentats menés contre Israël, a indiqué le secrétaire d'État américain Rex Tillerson. Ces paiements destinés à dédommager les familles de personnes tuées en menant des attentats contre des Israéliens sont l'un des obstacles au moribond processus de paix au Proche-Orient. Les Palestiniens « ont modifié leur politique, du moins j'ai été informé du fait qu'ils avaient changé cette politique », a déclaré M. Tillerson lors d'une audition devant des sénateurs américains. Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a pour sa part exprimé hier son scepticisme sur ce dossier.

Tunisie
L'état d'urgence prolongé de quatre mois

L'état d'urgence, en vigueur en Tunisie depuis un an et demi à la suite d'une série d'attentats jihadistes sanglants, a été prolongé de quatre mois, a annoncé hier la présidence dans un communiqué sur Facebook. L'état d'urgence octroie des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Il permet l'interdiction des grèves et des réunions « de nature à provoquer(...) le désordre » ou encore l'adoption de mesures « pour assurer le contrôle de la presse ». Il permet aussi au ministre de l'Intérieur de « prononcer l'assignation à résidence (...) de toute personne (...) dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics ». Selon une source à la présidence ayant requis l'anonymat, l'état d'urgence a été prolongé « essentiellement en lien avec la situation aux frontières et le terrorisme » mais aussi, dans une moindre mesure, « en liaison » avec cette « guerre anticorruption ».

Libye
La CPI demande l'arrestation immédiate du fils de Kadhafi

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé hier l'arrestation immédiate du fils de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, qu'un groupe armé libyen affirme avoir relâché vendredi dernier. Le mandat d'arrêt délivré à son encontre en 2011 pour crimes contre l'humanité « est toujours en vigueur et la Libye est tenue de procéder immédiatement à l'arrestation de M. Kadhafi et de le remettre à la CPI, indépendamment de toute prétendue loi d'amnistie en Libye », a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué. Or samedi, le groupe armé, la Brigade Abou Bakr al-Sadiq, a affirmé que Seif al-Islam avait été libéré en application d'une loi d'amnistie promulguée par les autorités non reconnues basées dans l'Est libyen et opposées au gouvernement d'union nationale (GNA) installé à Tripoli.

Crise dans le GolfeLe chef de la diplomatie turque se rend à Doha
Les efforts visant à trouver une solution diplomatique à la crise dans le Golfe s'intensifiaient hier avec la visite du chef de la diplomatie turque au Qatar. Mevlut Cavusoglu, le ministre des Affaires étrangères d'un des plus puissants alliés du Qatar, doit avoir un entretien avec l'émir cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, et pourrait enchaîner avec une visite en Arabie saoudite voisine. Le porte-parole de la présidence turque a également indiqué qu'une réunion tripartite entre Ankara, Paris et Doha était programmée. Riyad et ses alliés ont rompu leurs liens diplomatiques le 5 juin avec le Qatar, accusant ce pays de soutenir « le terrorisme » et de se rapprocher de l'Iran chiite, rival régional du royaume saoudien sunnite.
BahreïnRéouverture de la...
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