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Moyen Orient et Monde

Crise du Golfe en bref

Riyad prêt à fournir des aides à Doha...
L'Arabie saoudite, qui a rompu la semaine dernière ses relations diplomatiques et commerciales avec le Qatar, s'est déclarée hier prête à fournir, si nécessaire, une aide médicale et alimentaire au petit émirat. L'annonce est venue du ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, repris par la chaîne Sky News Arabia. Toujours selon cette chaîne, M. Jubeïr a justifié cette décision par le fait qu'il s'agissait d'un boycott de Doha et non d'un blocus.

Isoler le Qatar est « inhumain » et « contraire à l'islam », déclare Erdogan
« S'efforcer d'isoler un pays dans tous les domaines (...) est inhumain, contraire (aux valeurs de) l'islam », a déclaré, hier, le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours retransmis à la télévision. Le Qatar est un pays contre lequel « une peine de mort a en quelque sorte été prononcée », a-t-il dénoncé. « Aujourd'hui, nous allons avoir un entretien en téléconférence avec le président de la France (Emmanuel Macron) et l'émir du Qatar (cheikh Tamim ben Hamad al-Thani) », a ajouté M. Erdogan. Peu avant, le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, avait déclaré que M. Erdogan allait s'entretenir du Qatar avec le président américain Donald Trump « dans les prochains jours ». La Turquie entretient des rapports privilégiés avec le Qatar, richissime émirat gazier avec lequel elle a des relations commerciales importantes. « Le Qatar est le pays qui, avec la Turquie, adopte l'attitude la plus résolue face à Daech (acronyme arabe du groupe État islamique) », a encore affirmé M. Erdogan, rejetant ainsi les accusations de soutien au terrorisme lancées par les voisins du Qatar. « Arrêtons ce jeu de dupes », a-t-il ajouté. « Je pense qu'en tant qu'aîné du Golfe, le roi d'Arabie saoudite devrait résoudre cette affaire, faire preuve de leadership », a conclu M. Erdogan.

L'ambassadrice américaine à Doha quitte son poste
L'ambassadrice américaine au Qatar, qui avouait le mois dernier avoir du mal à expliquer la politique du président Donald Trump, a annoncé hier qu'elle allait quitter son poste. L'annonce de Dana Shell Smith intervient alors qu'une grave crise oppose le Qatar à ses voisins arabes, qui accusent Doha de « soutenir le terrorisme » et de pencher vers l'Iran. « Ce mois-ci, je termine mes trois ans comme ambassadrice au Qatar », a écrit Mme Shell Smith sur Twitter, ajoutant avoir été « honorée de travailler » dans ce pays. À Washington, un responsable a précisé que l'ambassadrice allait quitter le département d'État et prendre sa retraite. Elle avait pris cette décision personnelle « il y a un moment déjà », a-t-il dit. L'administration Trump a envoyé des messages contradictoires sur le Qatar. Le président américain a appelé ce pays à « arrêter immédiatement » de financer le « terrorisme », tandis que le département d'État a souhaité un allègement des sanctions contre Doha.

L'Iran propose un mécanisme régional de paix
Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, s'est prononcé hier, depuis la Norvège où il se trouvait, en faveur d'un mécanisme régional permanent dans le Golfe pour résoudre les conflits, comme celui qui oppose le Qatar à l'Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés. Il a évoqué comme possible modèle « l'approche d'Helsinki », en référence aux accords signés en 1975, en pleine guerre froide, qui avaient réduit les tensions entre les blocs occidental et communiste. En marge d'un rassemblement annuel de médiateurs et d'acteurs de processus de paix à Losby, près d'Oslo, M. Zarif a aussi accusé Riyad de soutenir des « groupes terroristes » sur le sol iranien, moins d'une semaine après deux sanglants attentats à Téhéran. Les tensions entre les deux pays se sont aggravées après ces attaques revendiquées par le groupe État islamique, mais dans lesquelles les Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime, ont dit voir l'implication de Riyad.

Entretien entre Poutine et Salmane
Le président russe Vladimir Poutine s'est inquiété, hier, auprès du roi Salmane d'Arabie saoudite de la crise entre le Qatar et ses voisins du Golfe. Lors d'un entretien téléphonique, « les chefs d'État ont partagé leurs opinions sur la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, évoquant l'aggravation de la situation au Qatar, qui, malheureusement, n'est pas propice à la consolidation des efforts conjoints pour le règlement de la situation en Syrie », a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

Riyad prêt à fournir des aides à Doha...L'Arabie saoudite, qui a rompu la semaine dernière ses relations diplomatiques et commerciales avec le Qatar, s'est déclarée hier prête à fournir, si nécessaire, une aide médicale et alimentaire au petit émirat. L'annonce est venue du ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, repris par la chaîne Sky News Arabia. Toujours selon cette chaîne, M. Jubeïr a justifié cette décision par le fait qu'il s'agissait d'un boycott de Doha et non d'un blocus.
Isoler le Qatar est « inhumain » et « contraire à l'islam », déclare Erdogan« S'efforcer d'isoler un pays dans tous les domaines (...) est inhumain, contraire (aux valeurs de) l'islam », a déclaré, hier, le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours retransmis à la télévision. Le Qatar est...
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