Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole - Par Sylvain Thomas

Marcellin Champagnat, l’homme et ses racines

Ce 6 juin, nous fêtons saint Marcellin Champagnat, canonisé le 18 avril 1999 par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II et fêté le 6 juin de chaque année.
Qui est Marcellin Champagnat ? Avant tout, c'est un homme qui, dès sa prime jeunesse, s'est confié à la Vierge Marie, corps et âme ; elle qui est la médiatrice de toutes les grâces, elle qui est corédemptrice du genre humain, elle qui accomplit des miracles, elle qui suscite des vocations, elle qui répond à nos vœux, elle qui intercède auprès de Dieu dans notre intérêt, elle qui occupe une place prépondérante au Ciel puisque c'est la reine du Ciel et de tous les saints.
Et voilà qu'elle éveille chez un homme pieux et mariste, nommé Marcellin, un appel dans sa profonde conscience, un appel à devenir prêtre et aider le Christ à sauver le monde parce que « Dieu le veut ! » Grâce à Marie, une relation mystique profonde conditionne la manière d'être de Marcellin, ses attitudes, son sens de la vie, et jusqu'à son allure, son physique et son être intime.
Né en 1789 dans la région de Saint-Étienne, au centre de la France, l'homme, entre autres aspects, est l'expression de son temps, de son époque. Il vit dans un monde de pensées et d'impressions qu'il partage avec ses contemporains et qui lui donnent une identité à la fois commune et originale.
Les circonstances historiques lancent des défis devant lesquels on réagit d'une manière différente de celle des gens d'autrefois. On ne peut étudier un homme et ses réactions sans analyser le contexte dans lequel il vit. Effectivement, nous laissons tous une empreinte sur notre passage. Légère et presque imperceptible pour les uns, plus forte pour d'autres. La profondeur de cette empreinte est directement proportionnelle à l'ampleur de l'action réalisée et du chemin parcouru, à la richesse des valeurs qui nous animent et la conviction avec laquelle on les vit.
Seuls les grands hommes tracent un chemin pour la postérité. Le chemin de Champagnat, pendant les cinquante et un ans de sa vie, est celui d'un homme qui regarde l'avenir, qui marque fortement son pas et dont les yeux fixent l'horizon, levés en haut vers le Ciel. Il ne regardait jamais en arrière ni en avant, mais toujours en haut.
Ayant assisté un adolescent malade et moribond, il fut frappé par l'état d'ignorance dans lequel cet enfant était sur le plan religieux. Marcellin, qui vivait et qui était inspiré par la grâce de Dieu, a décidé dès cet instant, plus que jamais, d'entreprendre la fondation de la congrégation des frères Maristes, le 2 janvier 1817, mise sous le regard et la protection de la Sainte Vierge sous cette belle devise : « Tout à Jésus par Marie et tout à Marie pour Jésus. »
Sous le regard de Marie et avec la multiplication des vocations religieuses maristes, la congrégation a pris un grand essor et s'est accrue partout dans le monde. Mais la preuve la plus grande de simplicité, Champagnat l'a donnée dans sa mort. Il a été un homme aimé par ses frères, il a fondé un institut – beaucoup d'autres ont essayé mais n'ont pas réussi –, et lorsqu'il meurt, son absence ne crée pas de vide. Au contraire, tout semble aller mieux dans l'institut. Marcellin donne l'impression, au dernier moment, de faire comme le chef qui se met sur le bord du chemin et qui s'efface pour que son groupe continue d'avancer. C'est l'attitude de Marie qui, silencieuse, observe, médite, agit. On ne la voit pas... mais elle est là, on la perçoit. Saint Champagnat, c'est quelqu'un de formidable qui a accompli les paroles du Christ : « Devenir enfant pour entrer dans le Royaume des cieux. »

 

Ce 6 juin, nous fêtons saint Marcellin Champagnat, canonisé le 18 avril 1999 par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II et fêté le 6 juin de chaque année.Qui est Marcellin Champagnat ? Avant tout, c'est un homme qui, dès sa prime jeunesse, s'est confié à la Vierge Marie, corps et âme ; elle qui est la médiatrice de toutes les grâces, elle qui est corédemptrice du genre humain, elle qui accomplit des miracles, elle qui suscite des vocations, elle qui répond à nos vœux, elle qui intercède auprès de Dieu dans notre intérêt, elle qui occupe une place prépondérante au Ciel puisque c'est la reine du Ciel et de tous les saints.Et voilà qu'elle éveille chez un homme pieux et mariste, nommé Marcellin, un appel dans sa profonde conscience, un appel à devenir prêtre et aider le Christ à sauver le monde parce que « Dieu le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut