La sécurité à Kaboul était dans tous les esprits jeudi au lendemain d'un spectaculaire attentat au camion piégé qui a fait au moins 80 morts et plus de 460 blessés dans le quartier diplomatique de la capitale afghane.
Aucune revendication n'a été émise mais la Direction nationale de la sécurité (DNS), principale agence du renseignement afghan, estime que l'attaque est l'oeuvre du réseau Haqqani, un groupe affilié aux taliban bénéficiant d'une assistance du Pakistan.
La violence de l'attentat confirme que le mois sacré du ramadan, qui vient de débuter, n'apportera aucun répit à la population afghane, et aux habitants de Kaboul en particulier où les attentats meurtriers se multiplient depuis des mois.
Le président Ashraf Ghani a prononcé une allocution télévisée mercredi soir, invitant ses compatriotes à l'unité pour faire face aux actes de terrorisme.
Mais dans les rues de Kaboul l'accablement domine.
"Mais mon Dieu qu'est-ce qui se passe dans ce pays ?", se demande ainsi Ghulan Sakhi, un cordonnier dont l'échoppe est tout près du lieu de l'explosion. "Les gens sortent acheter une miche de pain pour leurs enfants et puis le soir on leur apporte leur corps".
L'explosion, d'une rare violence, s'est produite près de l'entrée fortifiée de l'ambassade d'Allemagne. La plupart des victimes sont apparemment des civils afghans, pour la plupart des gens qui se rendaient au travail ou des employés présents dans des bâtiments ne possédant pas de murs de protection.
L'attentat est l'un des plus meurtriers jamais commis à Kaboul.
Les forces de sécurité afghanes venaient d'empêcher le véhicule, un camion citerne transportant des eaux usées, de pénétrer dans la "zone verte" placée sous haute sécurité lorsqu'il a explosé.
Mais la question demeure de savoir comment le conducteur du véhicule a pu franchir tous les autres points de contrôle qui existent dans cette zone de la capitale afghane.
Les taliban, qui comme le groupe Etat islamique ont mené plusieurs attaques à Kaboul ces derniers mois, ont nié toute responsabilité.
Depuis le départ des dernières troupes combattantes de l'Otan fin 2014, les taliban ont repris le contrôle d'environ 40% du territoire de l'Afghanistan, selon des estimations américaines, même si les autorités tiennent encore toutes les grandes capitales provinciales, parfois difficilement.
Aucune revendication n'a été émise mais la Direction nationale de la sécurité (DNS), principale agence du renseignement afghan, estime que l'attaque est l'oeuvre du réseau Haqqani, un groupe affilié aux taliban bénéficiant d'une assistance du Pakistan.
La violence de l'attentat confirme que le mois sacré du ramadan, qui vient de débuter, n'apportera aucun répit à la population afghane, et aux habitants de Kaboul en particulier où les attentats meurtriers se multiplient depuis des mois.
Le président Ashraf Ghani a prononcé une allocution télévisée mercredi soir, invitant ses compatriotes à...


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