Zeina Kassem avec le ministre de la Santé de l’État de Khartoum, Mamoun Mohamed Ali Homeida. Photo DR
Le Liban exporte son expertise en matière de prévention routière vers le monde arabe, ce qui illustre l'importance croissante accordée par les Nations unies au cinquième volet du plan mondial pour la Décennie d'action pour la sécurité routière 2011-2020, concernant l'heure d'or en matière de sauvetage des victimes des accidents de la voie publique à travers le monde.
Ainsi, dans le cadre de la Semaine arabe de la sécurité routière, une délégation de Roads for Life (RFL), emmenée par sa présidente Zeina Kassem, s'est rendue au Soudan à l'invitation du ministère soudanais de la Santé de l'État de Khartoum, et en coopération avec le commandement de la police routière à Khartoum et l'University of Medical Sciences and Technology (UMST). RFL a pris connaissance du système de contrôle de la circulation routière mis en place par la police soudanaise dans la capitale et des besoins de l'UMST, qui a fait part de son intention d'adopter les programmes de sauvetage mis en place par RFL au Liban.
« La mise en application de la loi revêt une importance primordiale dans ce processus, et le Soudan a déjà réalisé un exploit notoire en matière de contrôle numérique de la circulation routière. La salle de contrôle de la circulation routière au Soudan est équipée d'une technologie GPS qui permet un contrôle à distance des véhicules et des relevés de vitesse en temps réel avec, à la clé, une réduction des accidents de la route et des délits de fuite sur les autoroutes du pays », a affirmé Mme Kassem à partir du QG de la police routière à Khartoum. Elle a précisé que RFL entend mettre son expertise à la disposition des autorités à Khartoum, afin que le Soudan adopte les programmes de sauvetage ATLS, ATCN et PHTLS, organisés par RFL.
Le ministre de la Santé de l'État de Khartoum, Mamoun Mohamed Ali Homeida, a indiqué pour sa part que le Soudan est en passe d'adopter les programmes susmentionnés, de les incorporer aux programmes obligatoires de l'UMST et de suivre l'exemple libanais en les généralisant à travers les urgences de tous les hôpitaux publics et privés à Khartoum.
Enfin, Roni Alpha, secrétaire général et conseiller de RFL, a révélé que les accidents de la route font 1 000 victimes chaque année au Soudan, un chiffre qui se rapproche des statistiques libanaises en la matière. « Mais le Liban doit déployer des efforts soutenus afin de réduire ces chiffres. L'unique moyen de réaliser cet objectif est de développer une stratégie bien déterminée dotée d'une organisation et d'un délai spécifiques mise au point par le Conseil national de la sécurité routière. Le Conseil a effectivement entamé ce projet de longue haleine et nous espérons que le gouvernement libanais fera de même en plaçant cette question au centre de ses priorités aussitôt que possible », a-t-il insisté.

