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Moyen Orient et Monde

La Russie a frappé l’EI près de Palmyre avec des missiles de croisière

Syrie
OLJ
01/06/2017

La Russie a tiré depuis un sous-marin et une frégate déployés en mer Méditerranée plusieurs missiles de croisière Kalibr contre des cibles de l'organisation État islamique (EI) près de Palmyre, en Syrie, a annoncé hier l'armée russe. « La Russie a déclenché quatre frappes de missiles Kalibr contre le groupe terroriste EI dans la région de Palmyre. Les cibles étaient des abris où se trouvait du matériel lourd et un rassemblement de combattants redéployés depuis Raqqa », a-t-elle indiqué dans un communiqué. « Tous les objectifs ont été atteints », ajoute le communiqué, qui précise que les États-Unis, la Turquie et Israël avaient été prévenus à l'avance de ces frappes effectuées par la frégate Amiral
Essen et le sous-marin Krasnodar.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a précisé aux agences de presse russes que le président Vladimir Poutine avait été informé par le ministre de la Défense Sergueï Choïgou d'une « série de frappes réussies de missiles de croisière Kalibr depuis les eaux de la Méditerranée contre des cibles de l'EI sur le territoire syrien ». La dernière fois que la Russie avait annoncé avoir frappé la Syrie en utilisant des missiles Kalibr remonte à novembre 2016, quand son unique porte-avions, l'Amiral Kouznetsov, s'était rendu en Méditerranée pour participer à des frappes contre l'EI.
Sur le plan diplomatique, le ministre truc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a mis en garde hier contre la livraison d'armes par les États-Unis aux milices kurdes de Syrie, considérées comme « terroristes » par Ankara, estimant que cette démarche était « extrêmement dangereuse ». « Ces mesures sont extrêmement dangereuses du point de vue de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Syrie », a déclaré Mevlüt Cavusoglu, selon qui ces armes pourraient être utilisées contre la Turquie, mais aussi « contre toute l'humanité ». « Si le retour à la stabilité en Syrie est ce qui est recherché, alors il faut revenir sur cette erreur », a ajouté M. Cavusoglu. « Nous insistons sur le risque et le danger que représente le soutien aux YPG pour l'avenir de la Syrie », a insisté le ministre turc.
Le Pentagone a annoncé mardi avoir commencé à livrer des armes aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), principale composante des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde qui combat les jihadistes de l'État islamique (EI) en Syrie. Washington estime que les FDS sont les seules forces locales capables de lutter au sol contre les jihadistes, notamment pour reprendre Raqqa, capitale de facto de l'EI. Mais Ankara, qui considère les YPG comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), groupe séparatiste kurde considéré comme « terroriste » par les Turcs et leurs alliés occidentaux, craint que ces armes ne soient utilisées contre la Turquie.

Source : AFP

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