Un journaliste britannique, Tony Cheng, risque cinq ans de prison en Thaïlande après avoir été arrêté lundi à l'aéroport de Bangkok avec un masque à gaz et un gilet pare-balles, équipement qu'il voulait utiliser en Irak où il se rendait pour couvrir le conflit.
"Un ressortissant britannique a été arrêté. Il a été inculpé hier soir (lundi) pour possession illégale d'armes de guerre", a déclaré à l'AFP Somchart Maneerat, agent de police de l'aéroport Suvarnabhumi.
Après plusieurs heures de détention, "il a été relâché après le versement d'une caution de 100.000 bahts (2.600 euros) par sa femme thaïlandaise", a-t-il ensuite précisé. Il doit toutefois se tenir à la disposition des enquêteurs et n'a pas le droit de quitter le pays pour l'instant, la police ayant confisqué son passeport le temps de l'enquête.
En Thaïlande, les masques à gaz et les gilets pare-balles, fréquemment utilisés par les journalistes du monde entier, sont classés comme armes de guerre et nécessitent une licence.
Tony Cheng, qui travaille pour CCTV la télévision d'Etat chinoise, s'était déjà rendu à Mossoul en mars dernier avec Florian Witulski, le collègue qui l'accompagnait mardi de nouveau. Ce dernier a été brièvement détenu avec Tony Cheng avant d'être relâché sans être inculpé.
"Je ne savais pas que tout était classé comme matériel de guerre", a expliqué Tony Cheng sur Facebook, après avoir posté une photo de sa cellule.
Les médias ont souvent critiqué cette loi thaïlandaise, qui n'était pas appliquée avant que l'armée ne revienne au pouvoir il y a trois ans après un coup d'Etat.
En août 2015, un photographe de Hong Kong a été emprisonné pour les mêmes raisons mais toutes les charges avaient finalement été abandonnées quelques mois plus tard.
Lors de manifestations meurtrières en 2010 dans les rues de Bangkok, deux journalistes étrangers sont morts, touchés par des balles perdues.
"Un ressortissant britannique a été arrêté. Il a été inculpé hier soir (lundi) pour possession illégale d'armes de guerre", a déclaré à l'AFP Somchart Maneerat, agent de police de l'aéroport Suvarnabhumi.
Après plusieurs heures de détention, "il a été relâché après le versement d'une caution de 100.000 bahts (2.600 euros) par sa femme thaïlandaise", a-t-il ensuite précisé. Il doit toutefois se tenir à la disposition des enquêteurs et n'a pas le droit de quitter le pays pour l'instant, la police ayant confisqué son passeport le temps de...


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