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À l’AUB, des étudiants créatifs présentent leurs idées à des professionnels

ENTREPRENEURIAT

C'est dans le cadre de l'événement Make it work qui s'est déroulé fin mars, au West Hall, que les étudiants ont présenté leurs idées innovantes aux acteurs principaux du marché.

27/05/2017

« Nous avons décidé de participer à Make it work parce que c'est une opportunité de trouver des investisseurs potentiels, ce dont nous, en tant qu'étudiants, avons absolument besoin », affirme Sara Kanso, étudiante en 3e année de génie chimique. Celle-ci a conçu, avec son groupe, un projet novateur, intitulé Eyegoggles. Il s'agit de lunettes de plongée équipées de capteurs ultrasoniques qui permettent aux nageurs, notamment malvoyants, de détecter les obstacles.

Quant à sa camarade de classe, Danièle Francis, elle a participé à l'élaboration d'un projet sur des souliers qui sortent de l'ordinaire : leur particularité, guider les malvoyants dans leurs déplacements en remplaçant les appareils fonctionnels usuels. « L'idée est née lorsqu'on s'est aperçu des difficultés que rencontraient les malvoyants en se déplaçant. Donc nous avons conçu Marche avec moi », confie-t-elle.

La plupart des projets présentés lors de cette plateforme ont été conçus au départ dans un cadre académique dont le sort est de rester sur papier. « L'idée de Make it work consiste à ce que les étudiants présentent ces projets aux entreprises qui apporteront conseil ou appui, afin qu'ils puissent être mis en pratique », explique Lama Miri, étudiante en génie chimique, à l'origine de Make it work. Cette initiative a été lancée, par ailleurs, par trois organisations de l'Université américaine de Beyrouth, le Centre de conservation de la nature (NCC), l'Institut américain des ingénieurs chimistes (AIChE) et l'eClub (Club de l'entrepreneuriat).

Les objectifs de cette plateforme : inspirer les étudiants, donner suite à leurs projets, les connecter aux professionnels du domaine, promouvoir l'entrepreneuriat et encourager l'innovation dans toutes ses formes. Ainsi, les organisateurs ont ouvert l'invitation aux apprenants des différentes spécialisations. « Nous promouvons l'entrepreneuriat, pas en tant que métier, mais en tant qu'état d'esprit, compétences, façon de penser, d'interagir avec les gens, de parler, de vendre ou même de raconter une histoire. De plus, nous célébrons l'innovation, qu'elle se rapporte à une idée en gestion, un projet technologique ou un modèle en architecture... tant que c'est inspirant », explique Miri, également présidente de l'AIChE à l'AUB.

Innover pour se faire remarquer
Cette plateforme consiste surtout en un forum de réseautage. Elle est marquée par la présence d'entrepreneurs, d'investisseurs, d'incubateurs et d'accélérateurs, ainsi que de start-up qui pourraient adopter les projets des étudiants. « Make it work a constitué une plateforme intéressante qui nous a donné la chance de nous connecter avec divers investisseurs. Nous avons aussi reçu des commentaires sur notre travail, ce qui est important pour continuer à améliorer le produit », note Danièle Francis.

Sont d'ailleurs également au programme, des tables rondes au cours desquelles des professionnels expliquent le processus de développement et d'application d'une idée, et répondent aux questions des étudiants. « Cet événement a amélioré nos compétences en communication, il nous a appris à mieux présenter nos idées et à réseauter », confirme Sara Kanso, avant de révéler que son équipe a été contactée par l'un des professionnels, concernant leur produit.

En outre, ces panels de discussion sont axés sur le défi de transformer une idée en innovant. « Comme le marché est compétitif, il faut essayer de penser à une idée qui aura une valeur ajoutée, il faut prendre aussi ceci en considération », insiste Lama Miri qui considère que sa génération est créative, connectée et possède des compétences notamment technologiques. « À mon avis, ceux qui vont pouvoir trouver des solutions seront des personnes de notre génération. Le meilleur moment pour commencer à le faire, c'est pendant les années universitaires », ajoute cette étudiante qui croit fermement que l'échec n'existe pas. « Soit on réussit et on aura appris, soit on ne réussit pas mais on aura quand même appris. On ne perd rien, on aura investi en soi-même, et ce que l'on a appris on l'appliquera ailleurs ! »

Enfin, ce qui distingue cet événement, c'est qu'il se déroule dans un cadre universitaire et qu'il est accessible aux étudiants. « On essaie de créer une communauté. On veut être innovant et on veut transformer notre vie et nos projets en quelque chose qui aura un impact sur notre pays », conclut-elle, espérant que Make it work encouragera les étudiants dans leur volonté d'y arriver.

 

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