Les lauréats entourant Hervé Sabourin, directeur de l’AUF, Elsa Yazbeck Charabati, directrice de l’interprétation à l’ETIB, Nadine Riachi Haddad, Nada Kfouri Khoury et Lina Sader Féghali.
La « dictée-plaisir » annuelle organisée par la faculté des langues (FDL) de l'USJ, en collaboration avec l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), est en passe de devenir une véritable tradition. Dans son édition 2017, elle a attiré quelque 350 candidats, répartis en deux groupes « junior » et « senior ». L'événement a été organisé le 28 avril au campus des sciences humaines de l'USJ. Établis par Lina Sader Féghali, professeure associée, les deux textes avaient pour thème la gastronomie française et étaient truffés de mots aussi rares que difficiles.
Dans la catégorie « senior », il a fallu recourir à des exercices supplémentaires pour départager les deux finalistes ex aequo qui n'ont commis, chacun, que 2 fautes. Le premier prix est allé à Christiane Fargialla alors que César Hanna remportait le deuxième prix. Dans la catégorie « junior », ce sont deux élèves de l'école Notre-Dame de Nazareth, Raoul Yazbeck (classe de seconde) et Céline Dibo (classe de première) qui ont décroché respectivement le premier prix avec 4 fautes et le deuxième prix avec 6 fautes.
Le succès de cette manifestation est une nouvelle preuve de l'attachement de beaucoup de Libanais à la bonne vieille dictée, un moyen comme un autre de tester ses connaissances en orthographe, grammaire et conjugaison. Que les lauréats aient réussi à ne pas se laisser piéger par les participes passés, le croquembouche, le sot-l'y-laisse, la lotte, le mirepoix de légumes ou les quetsches est un très bon signe de l'état de la langue française au Liban.


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