L'ex-chef de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar est entré dans Kaboul jeudi matin, salué par ses partisans après deux décennies d'absence dans une capitale qu'il est accusé d'avoir martyrisée, a constaté l'AFP.
Le leader du Hezb-i-Islami, de retour sur la scène afghane aux termes d'un accord de paix avec le gouvernement, a été salué le long de la route par des centaines de curieux. Certains agitaient les drapeaux verts du parti et des fleurs rouges en signe de bienvenue, même si la population est partagée sur cette réapparition.
Hekmatyar, qui avait tenu son premier meeting en public samedi dernier à Laghman, à deux heures à l'est de Kaboul, est arrivé jeudi à bord d'un convoi de plusieurs centaines de voitures, principalement des pick-up équipés de mitrailleuses aux portières et sur les toits.
Au fur et à mesure de sa progression en ville, le cortège a été rejoint par des centaines de voitures de particuliers, drapeaux aux fenêtres, dont les occupants ont entonné l'hymne national dans un concert d'avertisseurs, ou chantaient en pachtou "Bienvenue à Kaboul, Honorable Hekmatyar".
Ce retour de Hekmatyar à 67 ans consacre, plus de sept mois après sa signature, l'accord de paix signé en septembre avec le gouvernement du président Ashraf Ghani, sous la bénédiction de la communauté internationale malgré les crimes qui lui sont reprochés.
Il doit d'ailleurs se rendre au palais présidentiel où l'accueillera M. Ghani pour une première poignée de main entre les deux hommes.
Pour le gouvernement, secoué par une insurrection talibane en pleine offensive, cet accord envoie un signe de sa capacité à rallier un opposant armé par la négociation.
Depuis une semaine environ que son retour en ville était annoncé, des grands placards avaient fait leur apparition dans différents quartiers, rapidement déchirés ou souillés de peinture rouge ou de boue, témoignant à quel point cet accord reste douloureux pour une partie des Kaboulis.
Pour beaucoup, il restera à jamais le "Boucher de Kaboul", pour avoir bombardé la ville alors qu'il était Premier ministre au début des années 90, lui infligeant les pires dommages en 40 ans de guerre. Environ un tiers de la ville fut détruit et des dizaines de milliers de civils tués.
Le leader du Hezb-i-Islami, de retour sur la scène afghane aux termes d'un accord de paix avec le gouvernement, a été salué le long de la route par des centaines de curieux. Certains agitaient les drapeaux verts du parti et des fleurs rouges en signe de bienvenue, même si la population est partagée sur cette réapparition.Hekmatyar, qui avait tenu son premier meeting en public samedi dernier à Laghman, à deux heures à l'est de Kaboul, est arrivé jeudi à bord d'un convoi de plusieurs centaines de voitures, principalement des pick-up équipés de mitrailleuses aux portières et sur les toits.
Au fur et à mesure...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine