Éric Olsen, président du directoire de LafargeHolcim, le 2 mars 2017, à Zurich. Reuters/Arnd Wiegmann/Archives
LafargeHolcim est sur le point d'annoncer la démission du président de son directoire, Éric Olsen, à la suite d'une enquête interne sur les activités d'une ancienne cimenterie en Syrie soupçonnée d'avoir financé des groupes armés, a appris Reuters hier de source proche du dossier, confirmant des informations du Figaro et du Financial Times.
Cette source a dit qu'il allait y avoir des changements à la tête de LafargeHolcim. Le groupe cimentier a refusé de s'exprimer sur le sujet.
Le Figaro, se fondant sur des « sources concordantes », a rapporté samedi qu'Éric Olsen était « proche du départ » et qu'une annonce pourrait intervenir « dans les jours qui viennent, et vraisemblablement dès ce lundi ». Le Figaro et le Financial Times soulignent néanmoins que les négociations se poursuivent sur le sort du président du directoire de LafargeHolcim.
Le cimentier a annoncé en mars qu'une enquête interne avait révélé qu'une cimenterie de Lafarge en Syrie avait contribué au financement de groupes armés dans ce pays en guerre avant la fusion en 2015 entre le suisse Holcim et le français Lafarge, dont Éric Olsen était dirigeant. Cette ancienne cimenterie à Jalabiya avait conclu des arrangements avec certains groupes armés et des parties visées par des sanctions en 2013 jusqu'à ce que l'usine soit évacuée en septembre 2014, avait alors précisé le premier cimentier mondial.
L'ONG française Sherpa a déposé en novembre une plainte avec constitution civile car elle soupçonne cette cimenterie d'avoir pu contribuer au financement du terrorisme en entretenant des relations commerciales avec le groupe État islamique.
Source : Reuters

