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Culture - Cinéma

The Fate of the Furious : Diesel met le turbo

Le 8e volet de cette franchise s'annonce comme le carton cool de 2017.

Jason Statham et Dwayne Johnson : les furieux ne sont pas fatigués. DR

S'appuyant sur les recettes qui ont fait son succès, Fast and Furious 8 remplit son cahier des charges et offre même de sacrés bonus à ses fans. La saga, qui a démarré en 2001, est la franchise la plus vieille à être encore sur les écrans. Et à la différence des James Bond, qui en sont à plus de 20 films, les épisodes suivent une chronologie, mettent en scène les mêmes personnages, emploient les mêmes acteurs et véhiculent des valeurs, naïves au premier abord, mais qui sont à la base de la personnification des fans et de la série. Derrière les gros moteurs, les gros biceps, les courses-poursuites, les filles aux jambes interminables et les blagues bien grasses, les héros se battent pour l'honneur et la famille. Alors que le premier volet s'adressait à une niche de population, les Portoricains, fans de tuning, l'univers du film s'est élargi pour embrasser tout le monde. La famille des fans est une des plus importantes au monde et les producteurs sont à leur écoute. Et chose rare au cinéma, le casting, toujours bourré de testostérone et de figures charismatiques,
s'enrichit à chaque épisode.

Suspension volontaire de crédulité
Au premier numéro, Brian et Dom s'affrontent, mais finissent par s'allier, grâce à l'amour et la famille. Et c'est ainsi que beaucoup d'ennemis changent de camp et agrandissent la fratrie. Ce qui permet, de manière assez subtile, de garder sous la main une équipe toujours complète et mouvante pour continuer la saga encore longtemps.
The Fate of the Furious est le premier volet après le décès de Paul Walker, autre figure tutélaire de la saga avec Vin Diesel. Dans la série, il n'est pas mort. Il s'est simplement retiré pour se consacrer à sa famille. Mais, bizarrement, son absence ne se remarque pas, car l'action ne met pas de temps à démarrer, et le public moderne n'a que faire des absents quand les présents occupent aussi bien l'écran. Ce 8e volet marque un autre tournant dans la saga, puisque à la manière des films de superhéros, il fait appel à un concept récent, « la suspension volontaire de crédulité ». Jusqu'à l'épisode 7, les cascades étaient toutes plus ou moins réalistes. Ce dernier volet ne fait plus appel à la crédibilité du spectateur mais lui demande, juste, de profiter du divertissement. Une Lamborghini se fait rattraper par un sous-marin ? Pas de souci. Une terroriste fait faire, à tous les véhicules de New York, des virages à 45 degrés, avec un seul doigt sur l'écran de son iPhone ? Toujours pas de souci. Et ce n'est toujours pas un problème de voir le ministre russe de la Défense se baladant tranquillement avec les codes nucléaires au risque de se les faire voler...
Le film, qui voyage de Cuba jusqu'en Sibérie, est réalisé avec légèreté, les combats compréhensibles, les mecs beaux et les filles aussi. Charlize Theron aux formes parfaites et au visage lisse comme un capot de Ferrari assume de plus en plus sa nouvelle carrière d'action hero, et Vin Diesel fait, lui, une entrée dans le cinéma d'inspiration bergmanienne en versant des larmes. Les autres acteurs sont au diapason, comme Michelle Rodriguez, qui apporte sa féminité postmoderne, et Jason Statham, sa drôlerie, en offrant à voir la meilleure scène du film. Un passage, très certainement issu du cerveau de F. Gary Gray, le réalisateur, qui a justement réussi à apporter de l'humour et presque de l'humanité à une franchise gonflée à l'hélium.
Alors que les films Marvel et DC Comics commencent a générer une certaine lassitude avec leurs schémas répétitifs, leurs enjeux purement commerciaux et le sérieux qu'ils imposent à devoir sauver le monde, tout en gérant leurs problèmes psychologiques, la saga F&F, en plus d'être toujours une belle histoire de copains, offre l'exact opposé, la personnification, la légèreté et une proximité des héros avec la vie de ceux qui la regardent. Pour ceux qui n'ont pas vu les 7 films précédents, la famille vous accueillera quand même dans « son tank aussi rapide qu'une Ferrari ».
Attachez donc vos ceintures.

S'appuyant sur les recettes qui ont fait son succès, Fast and Furious 8 remplit son cahier des charges et offre même de sacrés bonus à ses fans. La saga, qui a démarré en 2001, est la franchise la plus vieille à être encore sur les écrans. Et à la différence des James Bond, qui en sont à plus de 20 films, les épisodes suivent une chronologie, mettent en scène les mêmes personnages, emploient les mêmes acteurs et véhiculent des valeurs, naïves au premier abord, mais qui sont à la base de la personnification des fans et de la série. Derrière les gros moteurs, les gros biceps, les courses-poursuites, les filles aux jambes interminables et les blagues bien grasses, les héros se battent pour l'honneur et la famille. Alors que le premier volet s'adressait à une niche de population, les Portoricains, fans de tuning,...
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