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Économie - Conjoncture

Regain d’optimisme du FMI pour la croissance mondiale

Le Fonds assure toutefois dans son rapport publié hier que cette embellie est menacée par « un virage vers le protectionnisme conduisant à une guerre commerciale ».

« Le système de relations économiques internationales de l’après-Seconde Guerre mondiale est sous une intense pression », écrit dans le rapport le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld. Molly Riley/AFP

Le FMI se montre plus optimiste pour la croissance mondiale pour la première fois en deux ans tout en s'inquiétant d'une possible « guerre commerciale » alimentée par les poussées protectionnistes en Europe ou aux États-Unis.
Après avoir progressé de 3,1 % en 2016, le produit intérieur brut mondial devrait accélérer à 3,5 % cette année, marquant une légère amélioration de 0,1 point par rapport aux précédentes prévisions de janvier, indique le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport semestriel sur la conjoncture paru hier, en amont de ses réunions de printemps à Washington. « L'activité économique mondiale est en train d'accélérer grâce à une reprise, attendue de longue date, de l'investissement, de la production manufacturière et du commerce », note l'institution.
Pour 2017, ses prévisions sont relevées pour la zone euro (1,7 %) –
notamment en France et en Allemagne – mais aussi pour le Japon (1,2 %) et la Chine (6,6 %), et sont maintenues à un rythme élevé pour les États-Unis (2,3 %).

Brexit : le catastrophisme démenti
Malgré des prédictions catastrophistes du FMI, la victoire du Brexit en juin 2016 n'a par ailleurs pas encore eu l'impact redouté. Cette année, l'économie britannique devrait progresser de 2 %, soit 0,5 point de plus que prévu en janvier. À ce sujet, le FMI évoque une « matérialisation plus progressive que prévu » des effets négatifs de la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union européenne. Autre bonne nouvelle, la Russie et le Brésil devraient renouer avec la croissance cette année après avoir connu de très sévères récessions.
Cependant, reprenant un message martelé depuis plusieurs mois, le Fonds assure que cette embellie est menacée par la tentation croissante « de repli sur soi » économique, qui s'est manifestée avec la victoire du Brexit et celle de Donald Trump aux États-Unis. Même s'il a récemment atténué ses attaques, le président américain a plusieurs fois menacé ses partenaires commerciaux, dont la Chine, le Mexique mais également l'Allemagne, de mesures de représailles dont des droits de douane. Londres a de son côté entamé sa procédure de séparation de l'Union européenne et n'exclut pas d'adopter une ligne dure vis-à-vis de ses anciens partenaires.
« Une importante menace vient d'un virage vers le protectionnisme conduisant à une guerre commerciale », prévient dans le rapport le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld.
Selon le Fonds, ce courant antimondialisation a surfé sur l'aggravation des inégalités depuis la crise financière de 2008 et menace aujourd'hui de « saper les relations commerciales internationales et, plus généralement, la coopération multilatérale » au sein des pays riches. Ce mouvement pourrait encore gagner un nouveau souffle en Europe à la faveur de scrutins indécis en Allemagne et en France. « En Europe, les élections à venir offrent une tribune qui permet aux mesures protectionnistes de devenir acceptables », assure le FMI.
Selon l'institution, cette incertitude brouille le tableau actuel. « L'économie mondiale semble gagner de l'élan, nous pourrions être à un moment charnière. Mais, même si les choses semblent aller de l'avant, le système de relations économiques internationales de l'après-Seconde Guerre mondiale est sous une intense pression », écrit M. Obstfeld.
Un autre risque guette, en provenance des États-Unis: la relance budgétaire promise par Donald Trump pourrait doper l'inflation et forcer la banque centrale américaine à relever ses taux plus rapidement que prévu, au risque de provoquer une brusque appréciation du dollar et de fortes turbulences financières.
Source : AFP

Le FMI se montre plus optimiste pour la croissance mondiale pour la première fois en deux ans tout en s'inquiétant d'une possible « guerre commerciale » alimentée par les poussées protectionnistes en Europe ou aux États-Unis.Après avoir progressé de 3,1 % en 2016, le produit intérieur brut mondial devrait accélérer à 3,5 % cette année, marquant une légère amélioration de 0,1 point par rapport aux précédentes prévisions de janvier, indique le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport semestriel sur la conjoncture paru hier, en amont de ses réunions de printemps à Washington. « L'activité économique mondiale est en train d'accélérer grâce à une reprise, attendue de longue date, de l'investissement, de la production manufacturière et du commerce », note l'institution.Pour 2017, ses...
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