Allemagne
Le suspect islamiste sans lien avec l'attentat de Dortmund
Les autorités allemandes ont mis hier hors de cause dans l'immédiat leur principal suspect pour l'attentat contre le bus de l'équipe de football de Dortmund, et doivent à présent éclaircir de nombreuses zones d'ombre, à commencer par le bien-fondé de la piste islamiste. « L'enquête n'a pas permis jusqu'à présent de trouver des éléments montrant que le suspect a participé à l'attentat », a indiqué le parquet antiterroriste. Les perquisitions chez cette personne et un autre islamiste présumé n'ont ainsi rien donné. Le patron de la police criminelle locale, Dieter Schürmann, a dès lors souligné que la « situation était prise très au sérieux » car aucune piste n'a, jusqu'ici, permis de déterminer qui sont les auteurs de l'attaque. Toutes les hypothèses restent d'actualité.
Afghanistan
Les États-Unis ont largué la « mère de toutes les bombes »
Les États-Unis ont largué, hier, contre le groupe État islamique en Afghanistan la plus puissante bombe non nucléaire qu'ils aient jamais employée, surnommée la « mère de toutes les bombes », a indiqué un porte-parole du Pentagone, Adam Stump. La frappe avec la bombe GBU-43, de plus de 10 000 kg, a visé une « série de grottes » dans la province de Nangarhar, où un soldat américain a été tué dans une opération le week-end dernier contre les jihadistes. Cette énorme bombe guidée au GPS, longue de plusieurs mètres et qui n'avait jamais été utilisée au combat auparavant, a été larguée en soutien aux forces afghanes et américaines opérant dans la région. La bombe est dénommée MOAB (Massive Ordnance Air Blast, ou bombe à effet de souffle massif).
Libye
Quelque 97 migrants ont disparu dans un naufrage au large de Tripoli
Au moins 97 migrants sont portés disparus, dont quinze femmes et cinq enfants, après le naufrage de leur embarcation, hier, au large de Tripoli, a indiqué le porte-parole de la marine libyenne. Le général Ayoub Kacem a indiqué que ce chiffre avait été donné par 23 rescapés de différentes nationalités africaines, secourus par les garde-côtes libyens à un peu moins de 10 km au large de la capitale libyenne. Les migrants disparus sont « probablement morts », même si aucun corps n'a pu être repêché dans l'immédiat en raison des mauvaises conditions climatiques, a ajouté le général Kacem. Depuis le début de l'année, au moins 590 migrants sont morts ou portés disparus au large de la Libye, selon un bilan provisoire de l'Organisation internationale pour les migrations arrêté à fin mars.
Russie
Prise d'otages de Beslan : Moscou condamné pour défaillances
La Russie aurait pu prévenir l'attaque meurtrière de Beslan en 2004 et a fait preuve de graves défaillances dans la gestion de la prise d'otages, a jugé hier la Cour européenne des droits de l'homme, une décision qualifiée « d'inadmissible » par Moscou. Selon l'instance du Conseil de l'Europe, basée à Strasbourg, les autorités russes disposaient, « au moins quelques jours avant les faits », de suffisamment « d'informations précises sur un projet d'attaque terroriste dans la région, lié à la rentrée scolaire ». D'où des mesures de prévention « insuffisantes », selon les juges, qui notent que ni l'administration de l'école ni le public présent en ce jour de rentrée scolaire n'avaient été prévenus. La Cour a condamné Moscou à verser, au total, trois millions d'euros aux 409 requérants.
Soudan du Sud
Les violences relèvent du « génocide », estime Londres
Les meurtres ciblés sur une base ethnique au Soudan du Sud, en proie à une guerre civile dévastatrice depuis 2013, relèvent d'un « génocide », a estimé la ministre britannique du Développement international, Priti Patel. « C'est tribal, c'est complètement tribal, et sur cette base, c'est un génocide », a déclaré Mme Patel, mercredi en Ouganda, selon un de ses attachés de presse voyageant avec elle et contacté hier. Mme Patel rentrait d'une visite au Soudan du Sud quand elle a tenu ces propos. Dans un entretien séparé, mercredi, elle avait expliqué y avoir vu des gens « qui ont vécu des traumatismes et des horreurs qu'aucun d'entre nous ne peut comprendre ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef