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Économie - Marché De L’Immobilier

Liban : Pourquoi taxer les plus-values immobilières ?

Parmi les mesures fiscales que le gouvernement envisage pour financer la nouvelle grille des salaires de la fonction publique, celle visant à appliquer un impôt de 15 % sur les plus-values immobilières est mal perçue par les professionnels du secteur.
Bien que ces mesures n'aient pas encore été adoptées et qu'il reste encore des points à clarifier, il semblerait que le secteur immobilier demeure aux yeux du gouvernement un secteur où il est facile de trouver de l'argent.
Malheureusement, le marché immobilier, qui est l'un des piliers de l'économie libanaise et qui génère des milliers d'emplois, traverse une période de stagnation depuis 2011. Alors que le marché aurait besoin d'une nouvelle dynamique, cette nouvelle taxe pourrait avoir des effets contradictoires.
L'imposition sur la plus-value, c'est-à-dire le gain entre le prix d'achat et le prix de revente, serait un coup dur pour les propriétaires et les spéculateurs. Si la spéculation reste encore marginale à Beyrouth, certains promoteurs s'étaient fait une solide réputation à attirer des investisseurs séduits par l'absence de taxation sur d'éventuels profits. Certains propriétaires ont fait de véritables fortunes de 2005 à 2011 quand les prix ont doublé, voire triplé. S'il paraît logique de taxer ce type de profit, le chiffre de 15 % demeure élevé. Est-il possible de trouver un chiffre plus convenable ?
Beaucoup de promoteurs dans les beaux quartiers de la capitale misent sur les préventes des investisseurs pour consolider leur projet avant même le début des travaux. Ces impositions pourraient refroidir les futurs investisseurs.
Si les investisseurs et les spéculateurs s'éclipsent du marché, c'est tout le secteur immobilier qui va être automatiquement affecté.
La spéculation foncière serait également durement touchée. Beaucoup de transactions hors de Beyrouth étaient spéculatives. Une taxation sur les plus-values devrait entraîner automatiquement une chute de la demande, et donc des prix des terrains.
Ainsi, cette proposition de taxe arrive vraiment à un mauvais moment. Les marchés fonciers et résidentiels se trouvent toujours dans une période d'accalmie. Si certains promoteurs d'appartements ont bénéficié d'une petite relance avec l'élection présidentielle et la formation du nouveau gouvernement, beaucoup d'autres peinent à écouler leur stock.
L'absence de dynamique économique globale au Liban fragilise toujours le secteur. En définitive, il aurait été plus approprié de taxer l'immobilier dans un contexte économique plus favorable.

Ce contenu a été réalisé par RAMCO Real Estate

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910

Parmi les mesures fiscales que le gouvernement envisage pour financer la nouvelle grille des salaires de la fonction publique, celle visant à appliquer un impôt de 15 % sur les plus-values immobilières est mal perçue par les professionnels du secteur.Bien que ces mesures n'aient pas encore été adoptées et qu'il reste encore des points à clarifier, il semblerait que le secteur immobilier demeure aux yeux du gouvernement un secteur où il est facile de trouver de l'argent.Malheureusement, le marché immobilier, qui est l'un des piliers de l'économie libanaise et qui génère des milliers d'emplois, traverse une période de stagnation depuis 2011. Alors que le marché aurait besoin d'une nouvelle dynamique, cette nouvelle taxe pourrait avoir des effets contradictoires.L'imposition sur la plus-value, c'est-à-dire le gain entre le...
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