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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Trump face à face avec Xi, le grand rival chinois

Le président américain Donald Trump a quitté hier à 12h30 (16h30 GMT) Washington, sous une pluie battante, pour rejoindre sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, en Floride, à bord d’Air Force One. Jim Watson/AFP

Donald Trump, qui n'a pas ménagé la Chine avant son élection, devait se retrouver hier face à face avec le chef du pays le plus peuplé du monde, dans le cadre décontracté de Mar-a-Lago, la luxueuse résidence que possède le président-milliardaire américain en Floride. Le président chinois Xi Jinping s'est jusqu'à présent montré mesuré dans ses réactions aux provocations de M. Trump, qui s'en est pris peu diplomatiquement à la Chine depuis son arrivée à la Maison-Blanche fin janvier, l'accusant tour à tour de concurrence commerciale déloyale ou de mollesse face à la menace nucléaire nord-coréenne.
« Cela va être très intéressant, personne ne sait véritablement comment cela va se passer », a déclaré M. Trump sur la chaîne Fox News, peu avant de quitter la Maison-Blanche. Réaffirmant sa conviction qu'en matière d'échanges commerciaux, les États-Unis n'avaient pas été traités « de manière équitable » par la Chine « pendant de nombreuses années », il a accusé ses prédécesseurs d'avoir manqué de fermeté. Selon des sources diplomatiques à Pékin, l'homme fort du régime communiste arrive avec « du grain à tweeter » pour le président américain. Il pourrait ainsi faire des concessions en matière de commerce et d'investissement, avec à la clé des créations d'emplois aux États-Unis, s'il obtient des garanties par lesquelles Washington renoncerait, pour l'heure, à un contrat d'armement avec Taïwan. « Nous avons un gros problème avec la Corée du Nord, nous allons voir », a encore souligné M. Trump sur Fox News. Depuis plusieurs semaines, Washington exhorte Pékin à mettre la pression sur son turbulent voisin pour qu'il renonce à son programme nucléaire. De son côté, Pyongyang a menacé hier de réagir de manière « impitoyable » à « la moindre provocation » des États-Unis.

« Très difficile »
Peu d'éléments ont filtré sur le programme exact de cette rencontre, si ce n'est que les présidents des deux premières puissances économiques mondiales devaient dîner ensemble hier soir, accompagnés de leurs épouses, avant une série d'entretiens aujourd'hui. Le président républicain de 70 ans, dont le positionnement diplomatique vis-à-vis du géant asiatique reste flou, aura l'occasion de fournir une première indication de l'orientation qu'il entend donner à la relation sino-américaine. Il a en tout cas dit s'attendre à une rencontre « très difficile » avec l'homme fort de Pékin.
Au premier rang des différends géopolitiques entre les deux puissances du Pacifique figure l'épineux dossier de la Corée du Nord donc, qui a de nouveau défié cette semaine Washington et la communauté internationale en tirant un nouveau missile. Quelques heures avant de recevoir M. Xi, M. Trump a assuré au Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'un entretien téléphonique, que les États-Unis allaient « continuer de renforcer » leurs capacités militaires « face à la menace sérieuse que la Corée du Nord continue de poser ».
Autre question brûlante qui devrait être évoquée en Floride, le commerce. L'homme d'affaires new-yorkais reconverti dans la politique veut aborder le sujet délicat du déficit des États-Unis avec la Chine, qui s'est élevé à près de 350 milliards de dollars en 2016. La Maison-Blanche a promis des paroles « franches » sur ce thème. Avec pour objectif de « réduire les barrières à l'investissement et aux échanges créées par les Chinois », selon les termes d'un responsable américain. M. Xi pourrait offrir une ouverture accrue du marché chinois dans les secteurs de l'automobile et de l'agriculture, selon des sources diplomatiques. En échange, il demanderait à son hôte que les États-Unis adhèrent à la BAII, la Banque asiatique de développement des infrastructures que Pékin a mise en place pour concurrencer des institutions comme la Banque mondiale, jugées par trop sous influence des Occidentaux. M. Xi réclamerait aussi des assouplissements des contrôles à l'exportation vers la Chine dans les secteurs des biotechnologies et du traitement des eaux.

Source : AFP

Donald Trump, qui n'a pas ménagé la Chine avant son élection, devait se retrouver hier face à face avec le chef du pays le plus peuplé du monde, dans le cadre décontracté de Mar-a-Lago, la luxueuse résidence que possède le président-milliardaire américain en Floride. Le président chinois Xi Jinping s'est jusqu'à présent montré mesuré dans ses réactions aux provocations de M. Trump, qui s'en est pris peu diplomatiquement à la Chine depuis son arrivée à la Maison-Blanche fin janvier, l'accusant tour à tour de concurrence commerciale déloyale ou de mollesse face à la menace nucléaire nord-coréenne.« Cela va être très intéressant, personne ne sait véritablement comment cela va se passer », a déclaré M. Trump sur la chaîne Fox News, peu avant de quitter la Maison-Blanche. Réaffirmant sa conviction qu'en...
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