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Liban

Hamadé à Bruxelles : un bilan et des objectifs clairs

Le ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, qui accompagne le Premier ministre Saad Hariri à Bruxelles, a présenté mardi dernier, au cours d'une session relative à l'éducation, le plan du gouvernement et ses demandes ciblées en la matière.
« Je viens vous parler avec des sentiments mêlant fierté et détresse », a-t-il commencé par dire. La fierté est celle d'un pays qui a accueilli « la plus large proportion de réfugiés et de déplacés dans le monde, si l'on compte les réfugiés palestiniens ». Il s'agit surtout de la fierté du Liban « d'avoir prêté une attention particulière à l'éducation et la protection des enfants syriens », a-t-il ajouté, en rappelant à cet égard que le Liban a « élaboré un plan quinquennal national, visant à assurer la scolarisation de chaque enfant présent sur le territoire ». Baptisé RACE (Reaching all children with education, ou faire parvenir l'éducation à tous les enfants), ce plan-pilote sert, d'une part, à « investir dans la réforme du système national d'éducation, comme l'amélioration des résultats scolaires, le perfectionnement des cursus et l'optimisation des performances des enseignants », et, d'autre part, à « créer un cadre d'éducation régulé, mais non formel, apte à offrir une éducation de qualité aux enfants démunis et non scolarisés ».
C'est un bilan en cinq points pour l'année écoulée que M. Hamadé a présenté à ses interlocuteurs partenaires du projet. « Ce projet a permis d'inscrire 194 750 enfants non libanais et 204 347 libanais dans des écoles publiques, et 50 000 non libanais dans des écoles privées », et a permis à près de 40 000 enfants de suivre des programmes de rattrapage scolaire (ou des programmes informels), lesquels sont toujours en cours de perfectionnement, a-t-il révélé.
La détresse, elle, émane du « prolongement du conflit syrien avec sa tuerie de masse des civils innocents, sans précédent dans l'histoire ». Elle émane aussi des menaces engendrées par ce conflit « sur la sécurité de la région et la stabilité du Liban ». Pour ce qui est de l'éducation, au Liban, « nous n'avons toujours pas de perspective sur la plupart des aides à allouer pour la prochaine année scolaire », a-t-il révélé, avant d'énoncer en cinq points les besoins du Liban : « Il faut que les fonds nécessaires aux systèmes éducatifs formels ou informels pour les deux ou quatre prochaines années soient versés en mai, pour que nous ayons le temps d'aménager les places nécessaires aux élèves avant la rentrée de septembre 2017. Le plan RACE doit obtenir la couverture de son coût annuel de 350 millions de dollars (...). Nous tendons la main à de nouveaux partenaires en vue d'atteindre les enfants les plus vulnérables plus rapidement, et avons prévu au sein du ministère un programme de sélection de ONG nationales et internationales (...). »

Le ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, qui accompagne le Premier ministre Saad Hariri à Bruxelles, a présenté mardi dernier, au cours d'une session relative à l'éducation, le plan du gouvernement et ses demandes ciblées en la matière.« Je viens vous parler avec des sentiments mêlant fierté et détresse », a-t-il commencé par dire. La fierté est celle d'un pays qui a accueilli « la plus large proportion de réfugiés et de déplacés dans le monde, si l'on compte les réfugiés palestiniens ». Il s'agit surtout de la fierté du Liban « d'avoir prêté une attention particulière à l'éducation et la protection des enfants syriens », a-t-il ajouté, en rappelant à cet égard que le Liban a « élaboré un plan quinquennal national, visant à assurer la scolarisation de chaque enfant présent sur le...
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