Gibraltar
Barnier aux Britanniques : « Keep calm and negotiate »
« Restez calmes et négociez », a recommandé, hier, au gouvernement britannique, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, le Français Michel Barnier, concernant les tensions suscitées par le sort de l'enclave britannique de Gibraltar. « Keep calm and negotiate », a-t-il répondu à Luxembourg, en anglais, à des journalistes qui lui demandaient quel message il voulait adresser au Royaume-Uni sur ce dossier à l'origine d'échanges tendus entre Londres et Madrid. Cette formule est une allusion au slogan « Keep calm and carry on » (Restez calmes et tenez bon), imaginé au début de la Seconde Guerre mondiale par le gouvernement britannique pour son opinion publique. M. Barnier se trouvait à Luxembourg dans le cadre de ses visites dans les pays de l'UE pour préparer les négociations du Brexit.
Afrique du Sud
Les appels à la démission de Zuma se multiplient
La fronde anti-Zuma s'est durcie en Afrique du Sud avec l'appel, hier matin, à la démission du chef de l'État lancé par le principal syndicat et allié historique du parti ANC au pouvoir, suite à un remaniement ministériel qui plonge le pays dans l'incertitude politique et économique. « Le moment est venu pour lui de démissionner. Nous ne croyons plus en ses capacités de leadership », a ainsi lancé le secrétaire général de la Cosatu, Bheki Ntshalintshali, au sujet du président Jacob Zuma. Embourbé depuis plusieurs mois dans une série de scandales qui divisent jusque son propre parti, M. Zuma est de nouveau sous le feu des critiques depuis son récent remaniement ministériel controversé. Après la Cosatu, un groupe d'anciens combattants de l'ANC, très remontés contre M. Zuma depuis plusieurs mois, a également appelé publiquement à sa démission, hier après-midi.
Brésil
La présidence Temer entre les mains de la justice
Le Tribunal supérieur électoral du Brésil a donné hier le coup d'envoi de délibérations pour juger la validité du dernier scrutin présidentiel, un procès pour financement illégal de campagne qui menace la présidence du conservateur Michel Temer. En qualité de vice-président, ce dernier a succédé en 2016 à la fonction suprême à Dilma Rousseff, destituée pour maquillage des comptes publics. Les accusations de financement illégal de campagne datent de 2014. M. Temer a le temps comme principal allié : le procès pourrait en effet être reporté dès le premier jour des débats. Et, même en cas de décision favorable à l'annulation du scrutin, sa défense a déjà annoncé son intention d'épuiser tous les recours possibles, ce qui devrait lui permettre d'aller au terme de son mandat (fin 2018).
Suède
Le gouvernement accuse une école musulmane de ségrégation
Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, a condamné hier la « ségrégation » à l'œuvre dans une école privée musulmane de Stockholm, soupçonnée de séparer filles et garçons dans le bus ou sur les terrains de sport. La chaîne TV4 a diffusé, hier matin, des extraits d'un documentaire programmé dans la soirée sur l'école primaire al-Azhar, où l'on voit les garçons entrer par l'avant d'un bus et les filles par l'arrière. Âgés de six à dix ans, ils prennent matin et soir le car entre l'école et leur domicile situé dans des quartiers populaires du nord-ouest de la capitale suédoise. « Je pense que c'est exécrable. Ça n'a pas sa place, ici, en Suède », a réagi M. Löfven, interrogé par la presse à Stockholm. Il a ajouté qu'il avait demandé à son ministre de l'Éducation une enquête sur ce qu'il a appelé la « ségrégation » au sein de cette école confessionnelle.
Hongrie
Une loi menace « l'université Soros » de Budapest
La Hongrie a adopté, hier, une loi controversée susceptible de conduire à la fermeture de l'Université d'Europe centrale (CEU) créée en 1991, à Budapest, par le milliardaire américain George Soros, devenu la bête noire du Premier ministre souverainiste Viktor Orban. La nouvelle législation, présentée le 28 mars au Parlement, a été adoptée, selon un dispositif accéléré, par 123 voix contre 38. Elle prévoit, notamment, de priver de licence les instituts d'enseignement étrangers qui ne disposent pas de campus dans leur pays d'origine. Cette disposition vise tout particulièrement la CEU, établissement anglophone créé peu après la chute du communisme pour promouvoir « la bonne gouvernance, le développement durable et la transformation sociale ».
« Restez calmes et négociez », a recommandé, hier, au gouvernement britannique, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, le Français Michel Barnier, concernant les tensions suscitées par le sort de l'enclave britannique de Gibraltar. « Keep calm and negotiate », a-t-il répondu à Luxembourg, en anglais, à des journalistes qui lui demandaient quel message il voulait adresser au Royaume-Uni sur ce dossier à l'origine d'échanges tendus entre Londres et Madrid. Cette formule est une allusion au slogan « Keep calm and carry on » (Restez calmes et tenez bon), imaginé au début de la Seconde Guerre mondiale par le gouvernement britannique pour son opinion publique. M. Barnier se trouvait à Luxembourg dans le cadre de ses visites dans les pays de...


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