La Première ministre britannique, Theresa May, et le roi Abdallah II de Jordanie, hier à Amman. Photo archives AFP
La Première ministre Theresa May a rencontré hier à Amman le roi de Jordanie lors de la première étape d'un voyage qui doit aussi la mener en Arabie saoudite pour évoquer la sécurité et le commerce.
Mme May a indiqué qu'en travaillant avec la Jordanie, son pays contribuerait « à garder les Britanniques en sécurité ». La dirigeante britannique a aussi déclaré qu'elle discuterait des façons d'aider la Jordanie pour l'accueil de centaines de milliers de réfugiés venant de la Syrie voisine, pays en guerre depuis six ans.
En Arabie saoudite, où elle sera demain et mercredi, la chef du gouvernement britannique devrait discuter investissements et commerce bilatéral alors que la Grande-Bretagne a formellement engagé son divorce de l'Union européenne (UE), le « Brexit ». À Riyad, elle discutera du commerce, affirmant avant son départ qu'il y existait « un énorme potentiel d'investissements saoudiens pour doper l'économie britannique ».
Nouveaux contrats
Mme May cherche à obtenir de nouveaux contrats. Le mois dernier, le Qatar a annoncé un plan d'investissement de 5 milliards de livres (6,2 milliards de dollars) au Royaume-Uni dans les trois à cinq années à venir, notamment dans les infrastructures et les services. L'Arabie saoudite cherche, pour sa part, à augmenter ses investissements à l'étranger dans le cadre d'un plan pour diversifier son économie et réduire sa dépendance aux recettes pétrolières.
Mme May est devenue en décembre le premier chef de gouvernement britannique à assister au sommet annuel du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Elle avait dénoncé « la politique agressive » de l'Iran, un pays rival des monarchies du Golfe avec lesquelles avait été décidé de « lancer un partenariat stratégique » pour favoriser des relations plus étroites, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité.
La Grande-Bretagne est déjà un important fournisseur d'armes à l'Arabie saoudite et fait l'objet de nombreux appels à suspendre ses ventes à ce pays en raison de l'intervention militaire d'une coalition arabe menée par Riyad au Yémen, en soutien au gouvernement face à des rebelles.
Source : AFP

