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Liban - Tournée

Bou Assi : Solidaires des réfugiés syriens, mais ils devront rentrer chez eux...

Le ministre des Affaires sociales prenant la parole au cours de sa tournée à Zahlé. Photo ANI

« Nous nous rendrons à Bruxelles pour examiner le dossier des réfugiés syriens. Nous sommes solidaires de la détresse de ces réfugiés, mais nous ne pouvons pas pour autant délaisser les citoyens libanais et les laisser assumer tout le poids de cette crise », a souligné le ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, lors d'une tournée effectuée durant le week-end à Zahlé. « Tout le Liban fait face à la crise des réfugiés syriens, surtout la Békaa et Zahlé. Les réfugiés syriens sont des victimes. Mais il relève de notre devoir de préserver le Liban qui est incapable de supporter ce lourd fardeau. Nous ne sommes pas xénophobes, nous sommes solidaires des réfugiés syriens. Mais ils ne peuvent pas rester au Liban, ils doivent rentrer chez eux », a-t-il poursuivi, en évoquant toujours la conférence internationale sur la Syrie à Bruxelles, qui se tiendra demain mardi. « La communauté internationale devrait soutenir le Liban qui doit rénover son infrastructure suite à la présence du grand nombre de réfugiés qu'il accueille depuis la guerre en Syrie. Nous souhaitons trouver des oreilles attentives à Bruxelles. Au cours de mon mandat, je ferai en sorte de mettre un terme aux ONG fictives, et cela pour ne pas dilapider des fonds. L'argent sera octroyé aux associations civiles sérieuses », a-t-il poursuivi. Se penchant sur la corruption, M. Bou Assi a estimé qu'elle constitue, tout comme le dossier des réfugiés syriens, un danger pour le Liban. « En politique, il y a une morale, une éthique et aussi un jeu de pouvoir. Si nous optons pour le pouvoir en oubliant la morale, nous devenons des mercenaires », a-t-il noté.
La tournée du ministre des Affaires sociales, qui a été accueilli par le bloc des députés de Zahlé, a englobé des visites effectuées auprès de diverses ONG de la ville. Il a aussi parrainé une cérémonie de sensibilisation à l'autisme, éclairant en bleu le sérail de Zahlé pour sensibiliser les Libanais à cette maladie. Il s'est également rendu auprès de l'ancien et de l'actuel évêques grecs-catholiques de Zahlé, André Haddad et Issam Darwiche. Il s'est aussi entretenu avec les présidents des conseils municipaux des villages du caza.
M. Bou Assi a clôturé sa visite par un déjeuner donné en son honneur par le bureau de coordination des Forces libanaises à Zahlé. Prenant la parole, il a souligné qu'il a décidé d'adhérer au parti après la guerre de Zahlé. « J'avais 16 ans à l'époque et je me suis dit qu'il est impossible de rester les bras croisés. C'était la meilleure décision que j'avais jamais prise », a-t-il dit. L'armée syrienne avait assiégé Zahlé, qui abritait à l'époque des militants des Forces libanaises, du début du mois d'avril à la fin du mois de juin 1981.

« Nous nous rendrons à Bruxelles pour examiner le dossier des réfugiés syriens. Nous sommes solidaires de la détresse de ces réfugiés, mais nous ne pouvons pas pour autant délaisser les citoyens libanais et les laisser assumer tout le poids de cette crise », a souligné le ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, lors d'une tournée effectuée durant le week-end à Zahlé. « Tout le Liban fait face à la crise des réfugiés syriens, surtout la Békaa et Zahlé. Les réfugiés syriens sont des victimes. Mais il relève de notre devoir de préserver le Liban qui est incapable de supporter ce lourd fardeau. Nous ne sommes pas xénophobes, nous sommes solidaires des réfugiés syriens. Mais ils ne peuvent pas rester au Liban, ils doivent rentrer chez eux », a-t-il poursuivi, en évoquant toujours la conférence...
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