Une vue de la conférence de presse au ministère des Affaires sociales. Photo ANI
À l'occasion de la Journée nationale des enfants libanais apatrides (sans-papiers), une conférence de presse a été donnée au ministère des Affaires sociales par la commission chargée du suivi du dossier. Placé sous le patronage du ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, l'événement a vu la participation de la présidente de la commission, Alice Keyrouz Sleiman, de la représentante de la commission auprès du ministère de la Justice, Rana Hakoum, de la directrice de l'Institut des droits de l'homme au barreau de Beyrouth, Élisabeth Zakaria Sioufi, et de la représentante de l'organisation Worldvision, Sana' Maalouf.
M. Bou Assi a insisté sur l'importance du dossier des enfants apatrides, privés de papiers d'identité, car non enregistrés par leurs parents (libanais) au terme de leur première année de vie. « Les enfants apatrides sont condamnés dès leur naissance à un handicap légal, à cause d'une négligence liée à leur enregistrement dans les registres de l'état-civil », a expliqué le ministre. Il a précisé à ce propos que ce handicap « se répercute sur l'éducation de ces enfants, mais aussi leur santé, leur mariage, leur droit de vote, ainsi que l'ensemble de leurs droits ».
Saluant les associations qui apportent une assistance aux enfants apatrides et sensibilisent la population à la nécessité d'enregistrer un nouveau-né à sa naissance, Pierre Bou Assi a fait part de son engagement ferme pour la cause de l'enfance apatride, auprès de la commission nationale. Il a toutefois précisé que ce dossier concerne six ministères au total. Outre le ministère des Affaires sociales, il concerne les ministères de la Justice, de l'Information, de l'Éducation, de la Santé et de l'Intérieur. « Nous travaillons de pair avec ces ministères, avec pour objectif de protéger l'enfant et de l'inscrire dans les registres », a-t-il affirmé. D'autant que nombre d'enfants sont devenus adultes et que les formalités sont complexes. Outre la nécessité d'amender les lois afin de rendre la démarche plus facile, nombre de recommandations ont été faites par les participantes, parmi lesquelles « la nécessité de sanctionner sévèrement les parents qui omettent d'enregistrer leurs enfants ».

