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Iran: des députés dénoncent des arrestations à deux mois de la présidentielle

Des parlementaires iraniens ont critiqué l'arrestation de journalistes et gestionnaires des réseaux sociaux, survenue à deux mois de l'élection présidentielle, l'un d'eux accusant les puissants Gardiens de la révolution dans une lettre publiée samedi.

Les arrestations de ces derniers jours auraient, selon certaines informations, ciblé des personnes anonymes qui gèrent des chaînes sur la messagerie cryptée Telegram soutenant les réformistes et le gouvernement modéré du président Hassan Rohani.

Deux journalistes de premier plan - Ehsan Mazandarani et Morad Saghafi - ont également été arrêtés.
Le député réformiste Mahmoud Sadeghi a écrit une lettre ouverte au commandant des Gardiens de la révolution, Mohammad-Ali Jafari, appelant l'armée d'élite de la République islamique à rester en dehors de la politique.
"Certains incidents de ces derniers jours (...) ont soulevé une vague de préoccupation dans la société ", écrit M. Sadeghi dans la lettre publiée par l'agence de presse ILNA, en évoquant notamment la responsabilité des "Sepah" (Gardiens de la révolution).

D'autres députés ont également publié des lettres similaires cette semaine pour dénoncer ces arrestations.
Le député Ali Motahari, conservateur modéré, a menacé de demander la démission du ministre du Renseignement s'il ne donnait pas les détails des arrestations.
Les Gardiens de la révolution disposent de leur propre service de renseignement, indépendamment du gouvernement, sous la responsabilité du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Le président Hassan Rohani, qui cherche à être réélu le 19 mai, a uni modérés et réformistes dans ses efforts pour améliorer ses relations avec l'Occident mais a échoué sur le plan intérieur à améliorer les droits civiques comme il l'avait promis dans sa campagne de 2013.

Telegram, qui compte environ 20 millions d'utilisateurs en Iran, est devenu le site de référence pour les discussions culturelles et politiques dans un pays où Facebook et Twitter sont interdits.
Les autorités cherchent à contrôler le service en exigeant que les chaînes avec plus de 5.000 abonnés s'enregistrent auprès du gouvernement.

Un journal réformiste a également annoncé samedi que Faezeh Hachémi, fille de l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani décédé en janvier, avait de nouveau été condamnée à six mois de prison pour "propagation de mensonges", après avoir accusé le pouvoir judiciaire de corruption.
Elle avait déjà passé six mois derrière les barreaux en 2012-2013 pour "perturbation de l'opinion publique".

Des parlementaires iraniens ont critiqué l'arrestation de journalistes et gestionnaires des réseaux sociaux, survenue à deux mois de l'élection présidentielle, l'un d'eux accusant les puissants Gardiens de la révolution dans une lettre publiée samedi.
Les arrestations de ces derniers jours auraient, selon certaines informations, ciblé des personnes anonymes qui gèrent des chaînes sur la messagerie cryptée Telegram soutenant les réformistes et le gouvernement modéré du président Hassan Rohani.
Deux journalistes de premier plan - Ehsan Mazandarani et Morad Saghafi - ont également été arrêtés.Le député réformiste Mahmoud Sadeghi a écrit une lettre ouverte au commandant des Gardiens de la révolution, Mohammad-Ali Jafari, appelant l'armée d'élite de la République islamique à rester en dehors de la...