Économie

Raëd Khoury veut mettre en place un calendrier agricole avec l’Égypte

Commerce
OLJ
18/03/2017

Le ministre de l'Économie, Raëd Khoury, a déclaré hier vouloir mettre en place un calendrier agricole avec l'Égypte lors de la prochaine réunion de la commission mixte libano-égyptienne au Caire, la semaine prochaine, a rapporté l'Agence nationale d'information.
Suite à sa rencontre avec une délégation d'agriculteurs, le ministre a indiqué vouloir « mettre en place un calendrier agricole clair avec l'Égypte qui protège le marché libanais du dumping » (...). « Nous travaillons sur la signature de plus de 15 accords pendant notre visite en Égypte, qui incluront divers secteurs, a précisé M. Khoury. Nous espérons augmenter nos exportations, car il existe un déséquilibre important entre les exportations et les importations. Le Liban doit, d'une part, développer son agriculture et son industrie. D'autre part, l'Égypte ne doit pas inonder le marché en certaines saisons. » En 2016, le Liban a enregistré un déficit commercial bilatéral de 716 millions de dollars, d'après les chiffres des douanes.
Ces annonces s'inscrivent dans la politique de protection de l'agriculture libanaise adoptée récemment par le gouvernement. Suite à un lobbying intense des agriculteurs, le ministère de l'Agriculture a suspendu l'importation de pommes de terre égyptiennes à partir du 15 mars afin qu'elles n'entrent pas en compétition avec la production locale qui débutera bientôt dans le Akkar.

Protestations des importateurs
Cette décision a été dénoncée par le syndicat des importateurs et exportateurs de fruits et de légumes dans un communiqué publié hier. Selon le syndicat, la suspension entraînera une augmentation du prix de la pomme de terre sur le marché local ainsi qu'une pénurie, la récolte dans le Akkar ne débutant pas avant le 20 avril. Une affirmation démentie par Antoine Hoyek, président de l'Association des agriculteurs, selon lequel elle débutera le 10 avril.
Présent lors de la rencontre avec Raëd Khoury, M. Hoyek a affirmé que le ministère était d'accord pour « renouveler l'accord de 1998 » qui instaure de fait un calendrier agricole en limitant l'importation de certains produits à des périodes précises de l'année. Par exemple, seules 50 000 tonnes de pommes de terre égyptiennes peuvent être importées entre début février et fin mars. Cet accord, qui interdit également l'importation de nombreux produits agricoles égyptiens, est pourtant désuet depuis que l'Égypte s'en est retirée en 2010. Il reste appliqué en pratique malgré le fait que les deux pays soient signataires de l'accord de libre-échange arabe (Gafta).

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