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Moyen Orient et Monde - Offensive

Les intempéries freinent l’armée irakienne à Mossoul

Les commandants des forces gouvernementales se sont réunis pour ajuster leur stratégie.

Des membres de la police fédérale irakienne lançant des obus de mortier contre l’État islamique à Mossoul-Ouest, hier. Aris Messinis/AFP

De fortes pluies s'abattaient hier à Mossoul, freinant la progression des forces gouvernementales irakiennes qui s'efforcent toujours d'encercler la Vieille Ville où sont retranchés les combattants du groupe État islamique (EI). Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs autres secteurs de la partie occidentale de Mossoul ont été repris, dont l'hôpital. Leur avancée est également ralentie par la résistance des jihadistes qui multiplient les attentats à la voiture piégée et des sabotages de bâtiments, ont rapporté hier des officiers irakiens.
Les hommes de la police fédérale et des forces de la réaction rapide, les unités d'élite du ministère irakien de l'Intérieur, ne sont plus qu'à 500 mètres de la grande mosquée al-Nouri où le chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi s'était autoproclamé calife, pendant l'été 2014, et en haut de laquelle flotte encore l'étendard noir des combattants islamistes.
Les forces progouvernementales, appuyées par les moyens de la coalition internationale sous commandement américain, ont lancé une contre-offensive le 17 octobre dernier. Après avoir repris en une centaine de jours les quartiers situés sur la rive gauche du Tigre, elles se sont lancées le 19 février à la conquête de la rive droite. Bagdad a annoncé mercredi avoir repris un troisième pont sur le Tigre. Le pont de fer relie la partie orientale de Mossoul, reconquise en janvier par les forces gouvernementales, à la Vieille Ville, sur la rive occidentale du fleuve.
Selon le général Haïdar Dergham, de la police fédérale irakienne, les troupes de Bagdad ont depuis progressé en tenaille vers la Vieille Ville mais sont exposées à la résistance des jihadistes. Hier matin, ces derniers ont lancé trois attaques kamikazes à la voiture piégée. « Nous défendons les positions capturées hier. La résistance est forte dans cette zone, avec des tireurs embusqués et des voitures piégées », a-t-il dit. « Il ne reste plus que quelques quartiers comme la Vieille Ville où (les rues) sont trop étroites pour que nos forces puissent y entrer prochainement », a poursuivi Dergham. « Je m'attends à la libération complète de Mossoul dans un mois », a-t-il ajouté. Les jihadistes ont de leur côté tenté de contre-attaquer, notamment en tirant des obus de mortier auxquels les forces gouvernementales ont riposté.
Un officier de la police fédérale a déclaré à Reuters que les commandants des forces gouvernementales avaient décidé de se réunir pour ajuster leur stratégie dans la Vieille Ville. « Les nouveaux plans doivent s'adapter à ce nouveau terrain, à ces ruelles étroites et sinueuses », a-t-il dit. « Les rues étroites nous empêchent d'utiliser nos véhicules blindés et exposent nos soldats au feu ennemi. De nouveaux plans sont à l'étude pour résoudre ces questions. » Bagdad estime à 6 000 le nombre de jihadistes toujours présents dans le dernier bastion urbain de l'EI en Irak.
La tactique des forces gouvernementales doit également prendre en compte la présence d'un grand nombre de civils dans les zones encore tenues par les combattants de l'EI et dissuade l'armée de bombarder leurs positions à l'arme lourde. Dans ce contexte, plus de 150 000 personnes ont fui Mossoul-Ouest et ses environs en raison de l'opération des forces irakiennes, ont annoncé hier les autorités irakiennes.

(Sources : agences)

De fortes pluies s'abattaient hier à Mossoul, freinant la progression des forces gouvernementales irakiennes qui s'efforcent toujours d'encercler la Vieille Ville où sont retranchés les combattants du groupe État islamique (EI). Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs autres secteurs de la partie occidentale de Mossoul ont été repris, dont l'hôpital. Leur avancée est également ralentie par la résistance des jihadistes qui multiplient les attentats à la voiture piégée et des sabotages de bâtiments, ont rapporté hier des officiers irakiens.Les hommes de la police fédérale et des forces de la réaction rapide, les unités d'élite du ministère irakien de l'Intérieur, ne sont plus qu'à 500 mètres de la grande mosquée al-Nouri où le chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi s'était autoproclamé calife, pendant l'été...
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