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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Trump promet de lutter après un nouveau camouflet retentissant

Deux juges fédéraux ont bloqué, hier, l'application du second décret migratoire du locataire de la Maison-Blanche.

Le président Donald Trump conversant hier avec le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan (à gauche), après un déjeuner au Congrès, à Washington, célébrant le jour de la Saint-Patrick. Win McNamee/Getty Images/AFP

Plombé par sa rhétorique antimusulmane, le président américain Donald Trump faisait face hier à une laborieuse bataille politique et judiciaire après la suspension de son second décret migratoire, un nouveau camouflet retentissant. En l'espace de quelques heures, deux juges fédéraux ont bloqué l'application du texte controversé, qui bannit l'entrée des États-Unis aux ressortissants de six pays musulmans. Ces deux tribunaux ont donné raison aux États démocrates et aux militants associatifs, qui affirment que le décret vise de façon discriminatoire les musulmans.
Condamnant une justice « politisée », M. Trump a dénoncé « un abus de pouvoir sans précédent » et un coup d'arrêt à sa politique « faisant paraître faibles » les États-Unis. Exactement comme après la suspension le 3 février de son premier décret anti-immigration, le président a promis de poursuivre la lutte devant les tribunaux, jusqu'à la victoire. « Nous allons porter ce dossier aussi loin qu'il le faudra, au besoin jusqu'à la Cour suprême. Nous allons gagner. Nous allons protéger nos citoyens coûte que coûte », a lancé Donald Trump, lors d'une réunion publique dans le Tennessee.
Le décret retoqué avait pourtant été présenté par M. Trump comme inattaquable sur le plan juridique, ayant été expurgé de ses éléments les plus contestés qui avaient suscité des réactions outrées dans sa première version. Ces efforts de polissage n'ont pas suffisamment convaincu les deux magistrats concernés, le premier à Hawaï, le second dans l'État du Maryland. « Un observateur sensé et objectif (...)
se doit de conclure que ce décret a été émis dans l'objectif de défavoriser une religion déterminée », a estimé dans sa décision le juge de Hawaï Derrick Watson. Le nouveau décret est « la concrétisation, envisagée depuis longtemps, de l'interdiction d'entrée (aux États-Unis) aux musulmans », a de son côté tranché le juge du Maryland Theodore Chuang. Ce dernier n'a toutefois suspendu qu'en partie le texte, en ciblant la mesure d'interruption de délivrance des visas pour les six pays musulmans concernés.
Les deux juristes, qui ont tenu des audiences mercredi, quelques heures seulement avant la mise en application prévue du décret, ont indiqué avoir fondé leur opinion sur des déclarations passées de M. Trump et de ses conseillers. Le président américain se voit ainsi rappeler que sa rhétorique contre les musulmans a un coût, même si elle remonte principalement à l'époque de la campagne quand le candidat républicain avait suggéré de fermer les frontières américaines à tous les musulmans. Le juge Chuang avait été saisi par une coalition d'organisations de défense des libertés et des réfugiés, dont la puissante American Civil Liberties Union (ACLU).

Animosité religieuse
Pour motiver sa décision, le juge Watson a, lui, assuré que la suspension temporaire du décret éviterait des « préjudices irréparables ». Le décret, a-t-il souligné, comporte « des preuves significatives et irréfutables d'animosité religieuse ». Ce second décret prévoyait de fermer temporairement les frontières américaines aux réfugiés du monde entier et de suspendre l'octroi de visas durant 90 jours pour les ressortissants d'Iran, de Libye, de Syrie, de Somalie, du Soudan et du Yémen. Le dispositif ne concernait plus l'Irak et exemptait les détenteurs de visa et de carte verte, sésames des résidents permanents.
Le premier décret du 27 janvier avait brusquement semé le chaos dans les aéroports et suscité des réactions outrées à l'étranger, ainsi que de nombreuses manifestations aux États-Unis. Son application avait été bloquée par un juge de Seattle, James Robart, une décision ensuite validée par une cour d'appel de San Francisco, le 9 février, poussant le président républicain à revoir sa copie. Le juge Robart, également saisi sur le second décret, doit rendre une nouvelle décision après avoir entendu mercredi en audience les parties.
Rendue en premier et de portée plus large, la décision de la Cour fédérale de Hawaï s'imposera de toute façon aux autres tribunaux. Selon ses détracteurs, le nouveau texte aurait eu des conséquences très négatives sur les secteurs de l'éducation et des affaires, notamment pour les sociétés des nouvelles technologies.

(Source : AFP)

Plombé par sa rhétorique antimusulmane, le président américain Donald Trump faisait face hier à une laborieuse bataille politique et judiciaire après la suspension de son second décret migratoire, un nouveau camouflet retentissant. En l'espace de quelques heures, deux juges fédéraux ont bloqué l'application du texte controversé, qui bannit l'entrée des États-Unis aux ressortissants de six pays musulmans. Ces deux tribunaux ont donné raison aux États démocrates et aux militants associatifs, qui affirment que le décret vise de façon discriminatoire les musulmans.Condamnant une justice « politisée », M. Trump a dénoncé « un abus de pouvoir sans précédent » et un coup d'arrêt à sa politique « faisant paraître faibles » les États-Unis. Exactement comme après la suspension le 3 février de son premier...
commentaires (2)

LE PLUS SERIEUX SONT LES ACCUSATIONS DE REMUNERATIONS RUSSES ET TURQUES A FLYN ET DES GENS DE SON ENTOURAGE...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

13 h 57, le 17 mars 2017

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Commentaires (2)

  • LE PLUS SERIEUX SONT LES ACCUSATIONS DE REMUNERATIONS RUSSES ET TURQUES A FLYN ET DES GENS DE SON ENTOURAGE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 57, le 17 mars 2017

  • sait on si ces juges federaux sont dans leur/le droit ou s'amusent ils a ne vouloir que "contrarier" Mr. Trump, par depit , jalousie ? affaire a suivre . pt't que TROP de democratie c'en est TROP ? loin de moi de vouloir critiquer - je serais fou de le faire- moi citoyen du Liban -

    Gaby SIOUFI

    10 h 38, le 17 mars 2017

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