Le ministère des Finances du Koweït s’est félicité du succès de l’emprunt à l’international, ajoutant que les demandes de souscription avaient dépassé les 29 milliards de dollars. Archives AFP
Le Koweït a levé 8 milliards de dollars lors de son premier emprunt sur les marchés financiers internationaux, a annoncé hier le ministère des Finances alors que le pays tente de combler son déficit budgétaire résultant du recul du prix du baril. La dette a été émise en une tranche de 3,5 milliards de dollars arrivant à maturité dans cinq ans, et une autre de 4,5 milliards de dollars avec une maturité de 10 ans, a précisé le ministère.
Cette émission d'obligations souveraines libellées en dollars américains permettra notamment de financer son déficit budgétaire. Après 16 excédents budgétaires, le Koweït a enregistré un premier déficit pour l'exercice 2015/16 et projette un autre déficit de 29 milliards de dollars pour l'exercice de cette année qui s'achève le 31 mars. « Au lieu de choisir d'aller chercher dans ses réserves de 500 milliards de dollars, le Koweït va faire d'une pierre deux coups : financer son déficit et en même temps créer une courbe pour les obligations souveraines afin de servir de référence pour que les secteurs privé et public puissent ensuite se financer », avait commenté lundi auprès de l'AFP Jean-Marc Mercier, coresponsable global de la division marchés de capitaux d'emprunt chez HSBC, l'une des banques pilotant l'opération. Avant cet emprunt international, le Koweït a levé 5 milliards de dollars sur le marché national.
Le ministère des Finances s'est félicité du succès de l'emprunt à l'international, ajoutant que les demandes de souscription avaient dépassé les 29 milliards de dollars.
Le Koweït a été affecté par la chute des prix du pétrole, dont il tire l'essentiel de ses revenus. Pendant les années de surplus, ce pays a amassé quelque 600 milliards de dollars qui ont été investis par son fonds souverain à travers le monde, notamment aux États-Unis, en Europe et en Asie. L'émirat emboîte le pas à d'autres monarchies du Golfe, qui ont déjà emprunté des dizaines de milliards de dollars sur le marché international, par des émissions obligataires ou des prêts syndiqués. En octobre, l'Arabie saoudite avait levé 17,5 milliards de dollars, un montant inédit. Toujours en 2016, le Qatar avait de son côté levé 9 milliards de dollars et Abu Dhabi 5 milliards de dollars.
(Source : Reuters)


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