Depuis plusieurs années, un certain nombre d'États cherchent à élaborer un protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant qui élèverait à 18 ans l'âge minimum pour la participation aux hostilités et le recrutement. Le texte commun a été adopté récemment par l'Assemblée générale des Nations unies et il est ouvert pour signature et ratification depuis le 5 juin 2000. Et, depuis, notre gouvernement attend toujours !
Le protocole facultatif mentionne que :
1. « Les États parties prennent toutes les mesures possibles pour veiller à ce que les membres de leurs forces armées qui n'ont pas atteint l'âge de 18 ans ne participent pas directement aux hostilités. »
2. « Les États parties veillent à ce que les personnes n'ayant pas atteint l'âge de 18 ans ne fassent pas l'objet d'un enrôlement obligatoire dans leurs forces armées. »
3. « Les groupes armés qui sont distincts des forces armées d'un État ne devraient en aucune circonstance enrôler ni utiliser dans les hostilités des personnes âgées de moins de 18 ans. »
Le Comité international de la Croix-Rouge se félicite que la question des entités non étatiques soit incluse dans le protocole facultatif, mais il regrette que cette disposition impose une obligation d'ordre moral et non d'ordre juridique. Bien que l'article 4 prévoie aussi que des sanctions pénales seront prises en vertu du droit national, l'effet sera probablement limité, et cela pour trois raisons. Premièrement, les personnes qui prennent les armes contre le gouvernement légitime d'un pays s'exposent, au départ, aux sanctions les plus sévères prévues par le droit national. Deuxièmement, dans une situation de conflit armé non international, les possibilités d'un gouvernement de faire respecter ses lois sont souvent très limitées. Troisièmement, il n'est pas sûr que les entités non étatiques se sentiront liées par une norme qui diffère de celle imposée aux États, et donc qu'elle sera respectée.
Dans les observations qu'il a soumises par écrit au secrétaire général des Nations unies, le CICR demande aux États de ratifier dès que possible le protocole facultatif et de faire appliquer vraiment les obligations qui en découlent. Il réaffirme aussi la volonté du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de poursuivre son action en faveur du non-recrutement des enfants et de leur non-participation aux hostilités. Et, depuis, le Liban attend toujours ! Nos enfants aussi !
Mais parce que nous sommes conscients qu'un enfant, c'est important, qu'il devrait grandir dans un milieu familial sain, dans un climat paisible, dans un milieu d'amour et de compréhension, parce que notre gouvernement est intimement lié à nous, citoyens, adultes, parents, éducateurs, dans la responsabilité d'élever nos enfants, selon nos traditions et nos coutumes, en les préparant ainsi à avoir une place dans la société de demain, nous devons conjuguer les efforts afin que tous les enfants du Liban reçoivent l'attention, la protection et l'assistance nécessaires, sans aucune distinction de religion, de milieu social ou d'opinion politique.
Parce que nous sommes conscients que nos enfants ont le droit de vivre et de se développer, qu'ils ont le droit de bénéficier d'une formation académique, de soins de santé et de services civils et sociaux, le droit d'être protégés contre les influences nocives, les mauvais traitements et les exploitations, nous devons nous engager à agir avec fermeté et détermination en considérant leur intérêt supérieur, malgré toutes les difficultés qui entravent la mission.
Protéger nos enfants, leur enseigner nos valeurs culturelles, cultiver en eux le sens du courage, les guider dans leurs choix et leurs modes de vie, leur inculquer le sens du dialogue juste et loyal, les rassurer de notre présence permanente et décidée à leurs côtés les protégeront des vices, des perversités et des immoralités qui les guettent et les menacent.
L'intérêt supérieur de nos enfants appelle notre sens du sacrifice et du partage. Il invite la conscience de nos gouvernements et de nos institutions tant publiques que privées à ne jamais oublier que les enfants d'aujourd'hui seront les hommes de demain. Ces hommes qui prendront la relève et qui seront ce que nous aurons fait d'eux : de mauvaises herbes que l'on écrase sans sourciller ou des roseaux qui plient sans jamais se briser.
Alors, de grâce, que ce protocole soit ratifié et nos enfants protégés.
Le protocole facultatif mentionne que :1. « Les États parties prennent toutes les mesures possibles pour veiller à ce que les membres de leurs forces armées qui n'ont pas atteint l'âge de 18 ans ne participent pas directement aux hostilités. »2. « Les États parties veillent à ce que les personnes n'ayant pas atteint l'âge de 18 ans ne fassent pas l'objet d'un...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine