Ukraine
L'UE proroge ses sanctions contre des Russes et des rebelles ukrainiens
Les 28 pays de l'UE ont prolongé hier de six mois les sanctions individuelles décrétées contre 150 responsables russes et ukrainiens pour leur implication présumée dans le conflit dans l'est de l'Ukraine, selon un communiqué. Ces sanctions s'inscrivent dans une série de mesures punitives décidées par l'Union européenne contre la Russie pour son soutien présumé aux séparatistes qui ont déclenché ce conflit au printemps 2014. La « liste noire » de l'UE comprend désormais 150 personnalités russes et ukrainiennes, dont de nombreux chefs rebelles, et 37 « entités » (des entreprises, organisations ou partis politiques) « compromettant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine », selon le communiqué.
Russie
Un blogueur jugé pour avoir chassé des Pokémons dans une église
Le procès d'un blogueur russe poursuivi pour avoir chassé des Pokémons dans une église et en avoir tiré une vidéo diffusée sur internet a débuté hier à Iekatérinbourg, dans l'Oural. Rouslan Sokolovksi, 22 ans, risque jusqu'à sept ans de prison pour incitation à la haine et insulte à l'égard des sentiments religieux des croyants. « Je n'avais pas l'intention d'offenser qui que ce soit », s'est défendu le jeune homme devant le tribunal, ajoutant être prêt à s'excuser, selon une retransmission de son procès diffusée par la chaîne russe Life News. Plaidant non coupable, Rouslan Sokolovski a ajouté avoir diffusé une vidéo sur YouTube « dans un but critique et polémique ». Ulcéré par une émission télévisée expliquant qu'il était juridiquement risqué de jouer à Pokémon Go dans une église, il avait choisi de s'y essayer l'été dernier.
Hongrie
Janos Ader, proche d'Orban, réélu président
Janos Ader, président de Hongrie depuis 2012 et proche du Premier ministre conservateur Viktor Orban, a été réélu sans surprise hier à la tête de l'État par le Parlement hongrois, pour un mandat de cinq ans. M. Ader, 57 ans, a recueilli 131 voix, sur un total de 199 sièges parlementaires. Son élection à ce poste protocolaire ne faisait aucun doute compte tenu de la large majorité dont dispose le parti conservateur Fidesz de M. Orban, au pouvoir depuis 2010. À la différence de l'élection précédente, en 2012, les partis de gauche, très désunis sur la scène politique, étaient parvenus à désigner un candidat commun, Laszlo Majtenyi, un juriste de 66 ans qui a obtenu 39 voix.
À un an des législatives en Hongrie, les formations d'opposition tentent de définir une stratégie pour battre le Fidesz en 2018 et empêcher M. Orban de conquérir un troisième mandat d'affilée.
OTAN
Léger accroissement des budgets militaires européens
Les dépenses militaires des membres européens de l'OTAN ont augmenté en 2016 pour la première fois depuis sept ans mais restent inférieures aux engagements de ces pays, une situation qui leur vaut d'être mis sous pression par Donald Trump. Le nouveau président américain a suscité l'inquiétude chez les alliés européens des États-Unis en qualifiant l'OTAN d'institution « obsolète ». Il a ensuite laissé entendre que le soutien militaire des États-Unis pourrait être réservé aux pays européens respectant leur engagement à disposer d'un budget militaire représentant 2 % de leur produit intérieur brut (PIB). Ses collaborateurs ont précisé que le président américain voulait constater des progrès d'ici à la fin de l'année sous peine de voir Washington « modérer » son soutien. Les dépenses militaires des pays européens de l'OTAN ont atteint 1,47 % de leur PIB l'an dernier contre 1,44 % en 2015, a annoncé l'Alliance atlantique hier.
Catalogne
L'indépendantiste Artur Mas condamné à deux ans d'inéligibilité
L'ancien président de la région espagnole de Catalogne, le séparatiste Artur Mas, a été condamné hier à deux ans d'interdiction d'exercice de fonctions publiques électives pour avoir organisé en novembre 2014 une consultation sur l'indépendance interdite par la justice. La cour d'appel de Catalogne a jugé Artur Mas, 61 ans, coupable de « désobéissance » pour avoir ignoré les injonctions de la Cour constitutionnelle espagnole qui estimait qu'il ne pouvait organiser cette consultation. Elle l'a également condamné à verser une amende de 36 500 euros. « Dans l'État espagnol, on poursuit les gens pour leurs idées », a réagi Artur Mas, annonçant qu'il contesterait cette condamnation devant la Cour suprême.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef