Algérie
Bouteflika « va très bien », assure son Premier ministre
Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a assuré hier à Tunis que le président Abdelaziz Bouteflika, dont l'état de santé fait régulièrement l'objet de spéculations, allait « très bien ». Interrogé par un journaliste sur ce point lors d'une conférence de presse, M. Sellal a répliqué : « Il vous passe le bonjour et il va très bien. » Il s'agit de la première déclaration officielle depuis que la présidence algérienne a annoncé le 20 février le report d'une visite à Alger de la chancelière allemande Angela Merkel, en l'expliquant par une « indisponibilité temporaire » du chef de l'État due à « une bronchite aiguë ». Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika, qui a eu 80 ans le 2 mars, a été frappé en 2013 par un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a affecté sa mobilité et son élocution. Ses problèmes de santé récurrents posent question sur sa capacité à diriger le pays.
Conflit israélo-palestinien
Johnson brandit le spectre de « l'apartheid »
Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, estime que l'alternative à une solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien est un « système d'apartheid », dans une interview publiée hier dans le quotidien Jerusalem Post.
Le ministre britannique des Affaires étrangères a bouclé mercredi soir une visite de 24 heures en Israël et dans les territoires palestiniens au cours de laquelle il a affirmé le ferme soutien britannique à Israël... et critiqué la colonisation israélienne. « Ce que nous disons, c'est que vous devez avoir une solution à deux États ou sinon vous aurez un genre de système d'apartheid », a déclaré Boris Johnson au quotidien, interrogé sur la position du président américain à ce sujet.
À Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, M. Johnson a souligné mercredi que la politique de son gouvernement était « absolument inchangée » : « Nous restons attachés à une solution à deux États », a-t-il assuré.
Le Shin Bet arrête une députée du Hamas, membre du Parlement palestinien
Une députée du Hamas membre du Parlement palestinien a été arrêtée par les forces israéliennes, ont rapporté hier des sources de sécurité palestiniennes et le service de sécurité intérieur israélien. Samira Halayqa a été arrêtée mercredi soir à son domicile près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, selon des sources de sécurité palestiniennes. Le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, a confirmé l'arrestation sans donner de détails. Selon le Club des prisonniers palestiniens, neuf autres membres du Parlement palestinien, qui compte 132 députés, sont actuellement détenus par Israël.
Royaume-Uni
L'Écosse juge « logique » un référendum d'indépendance en 2018
La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a jugé hier « logique » l'automne 2018 comme possible date pour organiser un nouveau référendum d'indépendance, dans un documentaire sur la BBC. Interrogée sur la possibilité d'un second référendum d'autodétermination, Mme Sturgeon a assuré « ne rien exclure » face au Brexit, dont les Écossais ne veulent pas. Questionnée spécifiquement sur la possibilité qu'il se tienne à l'automne 2018, elle a répondu : « Je pense que quand le genre d'accord obtenu par le Royaume-Uni sur la sortie du pays de l'Union européenne deviendra clair, ce serait une date logique (...) si c'est le chemin que nous choisissons de prendre. » Depuis le référendum du 23 juin qui a vu les Britanniques voter à 52 % en faveur d'une sortie de l'UE, Mme Sturgeon a répété à plusieurs reprises qu'un référendum d'indépendance était « légitime » et « très probable » parce que les Écossais s'étaient, eux, prononcés à 62 % pour un maintien dans l'UE.
Nucléaire
Corée du Nord : Washington rejette un compromis proposé par Pékin
Les États-Unis ont rejeté un compromis proposé par la Chine pour reprendre des discussions internationales avec la Corée du Nord. Pékin, principal allié et protecteur du régime nord-coréen, a proposé que le Nord suspende son programme nucléaire en échange de l'arrêt des manœuvres militaires lancées par les États-Unis en Corée du Sud, afin d'éviter « une collision » entre les deux Corées. Mais la Corée du Nord et son dirigeant Kim Jong-un ont un comportement irrationnel, incompatible avec la diplomatie, ont fait valoir l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley et le département d'État. Pour Mme Haley, Kim Jong-un est une « personne qui n'agit pas rationnellement, qui ne pense pas clairement ». Le régime communiste a en outre tiré lundi au moins quatre missiles balistiques à portée intermédiaire en direction du Japon, de son propre aveu pour s'entraîner à frapper les bases américaines installées sur l'archipel nippon.
Guatemala
Incendie dans un foyer d'accueil : 22 adolescentes tuées
Un foyer d'accueil pour mineurs au Guatemala a été le théâtre mercredi d'une nouvelle tragédie avec un incendie ayant causé la mort de 22 adolescentes âgées de 14 à 17 ans. Dix-neuf adolescentes sont mortes sur les lieux du sinistre, dont 17 calcinées. Trois autres décès ont été enregistrés à l'hôpital de la capitale des suites de leurs blessures. L'incendie a également fait 38 blessés, dont 16 se trouvent dans un état critique, transférés dans deux hôpitaux de la capitale guatémaltèque pour des brûlures à des degrés divers. Le feu s'est déclaré dans l'aile réservée aux filles du foyer Seguro Virgen de la Asuncion, situé à San José Pinula, à une vingtaine de kilomètres à l'est de la capitale Guatemala. « On ne connaît pas pour l'instant » les causes du sinistre, a indiqué le porte-parole des pompiers volontaires, Mario Cruz. Trois jours de deuil national ont été décrétés par le président Jimmy Morales qui, dans un bref message télévisé, a annoncé avoir ordonné le limogeage du directeur du foyer. Selon la presse locale, mardi soir les mineurs du foyer avaient manifesté pour dénoncer la mauvaise alimentation et les abus physiques dont ils disent être les victimes dans l'institution. Mercredi matin, ils avaient à nouveau protesté, avant que l'incendie ne se déclenche.
Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a assuré hier à Tunis que le président Abdelaziz Bouteflika, dont l'état de santé fait régulièrement l'objet de spéculations, allait « très bien ». Interrogé par un journaliste sur ce point lors d'une conférence de presse, M. Sellal a répliqué : « Il vous passe le bonjour et il va très bien. » Il s'agit de la première déclaration officielle depuis que la présidence algérienne a annoncé le 20 février le report d'une visite à Alger de la chancelière allemande Angela Merkel, en l'expliquant par une « indisponibilité temporaire » du chef de l'État due à « une bronchite aiguë ». Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika, qui a eu 80 ans le 2 mars, a été frappé en 2013 par un accident...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef