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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Française

Macron à Bordeaux, en quête d’électeurs juppéistes déboussolés

Le candidat à la présidentielle française Emmanuel Macron rencontrant ses partisans, hier à Talence, en Gironde. Mehdi Fedouach/AFP

Fort de sondages flatteurs, Emmanuel Macron a poursuivi hier sa campagne à Bordeaux, fief d'Alain Juppé. La renonciation définitive de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac lundi à jouer les plan B d'un François Fillon pris dans l'affaire des emplois présumés fictifs dans sa famille a laissé ouvert un espace au centre dans lequel le candidat d'En marche ! espère s'engouffrer. « C'est important de parler à cet électorat qui se cherche, de centre droit et de droite, et ne se reconnaît pas dans l'offre réactionnaire et opportuniste » de François Fillon, a déclaré M. Macron hier dans le TGV le conduisant à Bordeaux. « Moi, j'ai une offre moderne et réformiste qui tient les équilibres », a plaidé l'ancien ministre de l'Économie.
Emmanuel Macron devait tenir un meeting à Talence (Gironde), en proche banlieue bordelaise, dans une salle où se massaient plus de 1 500 sympathisants en début de soirée. S'il était prévu avant la renonciation définitive d'Alain Juppé, ce déplacement tombe à pic pour labourer les terres orphelines du maire de Bordeaux. « Les juppéistes, on en a déjà beaucoup. S'il y en a d'autres qui veulent venir, on n'a rien contre », affirme un membre du premier cercle macronien. Quant aux cadres, « on leur parle, ils ont bien compris qu'ils s'étaient fait purger » de la campagne Fillon, ajoute-t-il.
Sur place, Claire, retraitée, explique : « Si Juppé s'était présenté, j'aurais voté pour Juppé, mais bon, vu les circonstances (...) Finalement ils ont un programme qui se ressemble un peu, l'idée d'ouverture, c'est un peu commun aux deux. »

« En cours de transfert »
Pour l'heure, le seul ralliement juppéiste officiel se résume à l'élue régionale francilienne LR Aurore Bergé. Mais plusieurs membres de l'équipe de campagne d'Alain Juppé sont « en cours de transfert », même s'il ne s'agit pas encore de poids lourds, selon des sources concordantes dans l'équipe Macron.
Sens commun, mouvement chrétien-conservateur issu de la Manif pour tous qui soutient M. Fillon, « a fait de l'entrisme méthodique au sein des Républicains. À partir de là, je savais que la ligne d'Alain Juppé allait perdre tous les arbitrages programmatiques et d'investiture. Cela ne nous permettait plus de peser sur la ligne du parti », justifie un juppéiste récemment rallié.
Après le ralliement de Bertrand Delanoë, figure populaire du centre gauche, l'équipe Macron espère engranger rapidement d'autres soutiens, en premier lieu celui du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « Les ralliements ne nous engagent pas ! Seul Le Drian peut avoir un traitement spécifique, car il est dans un rôle régalien très particulier et que la France est en lutte », justifie un proche du candidat. Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a de nouveau appelé les socialistes « tentés par Macron » à « garder leur sang-froid ». Et Bernard Cazeneuve a rendu visite hier au QG du candidat socialiste Benoît Hamon, fragilisé par les doutes de certains hiérarques PS. M. Cazeneuve s'est également rendu à Bordeaux, pour un discours sur la justice, puis une cérémonie de signature de financements publics, aux côtés... d'Alain Juppé, après un bref entretien à la mairie.

En tête de sondage
Selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions publié hier matin, Emmanuel Macron passe en tête des intentions de vote au premier tour, à 26 %. Il y devance Marine Le Pen (25 %, stable), puis François Fillon (20 %, -1 point).
Au second tour, l'ex-ministre de l'Économie l'emporterait largement sur la présidente du Front national, avec 65 % des voix (+5 %) contre 35 % (-5 %). La proportion de Français sûrs de leur choix de vote est cependant bien moindre pour Emmanuel Macron que pour Marine Le Pen ou François Fillon.
Parallèlement, M. Fillon a annoncé hier la composition de sa nouvelle équipe de campagne, qui fait la part belle aux personnalités sarkozystes. Le filloniste Bruno Retailleau coordonnera la campagne avec Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, selon un communiqué publié hier. Ce dernier, un proche de Nicolas Sarkozy, est rejoint par deux autres partisans de l'ancien président : François Baroin, désigné responsable du rassemblement politique, et Luc Chatel, porte-parole et président des comités de soutien.
(Sources : agences)

Fort de sondages flatteurs, Emmanuel Macron a poursuivi hier sa campagne à Bordeaux, fief d'Alain Juppé. La renonciation définitive de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac lundi à jouer les plan B d'un François Fillon pris dans l'affaire des emplois présumés fictifs dans sa famille a laissé ouvert un espace au centre dans lequel le candidat d'En marche ! espère s'engouffrer. « C'est important de parler à cet électorat qui se cherche, de centre droit et de droite, et ne se reconnaît pas dans l'offre réactionnaire et opportuniste » de François Fillon, a déclaré M. Macron hier dans le TGV le conduisant à Bordeaux. « Moi, j'ai une offre moderne et réformiste qui tient les équilibres », a plaidé l'ancien ministre de l'Économie.Emmanuel Macron devait tenir un meeting à Talence (Gironde), en proche banlieue...
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