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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Première contestation en justice du nouveau décret Trump sur l’immigration

L'État de Hawaï a déposé une demande de suspension provisoire du texte.

Selon le « Washington Post », Donald Trump aurait proposé à Jon Huntsman, ex-gouverneur républicain de l’Utah, de devenir ambassadeur en Russie et ce dernier aurait accepté. Chris Keane/Reuters

Hawaï est devenu le premier État américain à contester en justice le nouveau décret migratoire du président Donald Trump, dont l'offensive contre l'immigration clandestine semble porter ses premiers fruits.
Le ministre de la Justice de Hawaï, Doug Chin, a annoncé avoir déposé une demande de suspension provisoire du nouveau texte, signé lundi par le président américain. Ce document interdit temporairement l'entrée aux États-Unis des réfugiés et des ressortissants de six pays à majorité musulmane (Iran, Libye, Syrie, Somalie, Soudan, Yémen) pour éviter l'infiltration de terroristes potentiels sur le territoire américain, selon l'administration. « Rien n'a changé sur le fond : l'interdiction généralisée d'entrée (aux États-Unis) de pays à majorité musulmane (moins un) subsiste », a fait valoir le ministre hawaïen. Seul l'Irak, qui figurait dans le décret initial, a été retiré de la liste.
Le 3 février, James Robart, un juge fédéral de Seattle (État de Washington), avait bloqué temporairement l'application de la première mouture du décret sur l'ensemble du territoire américain au motif qu'il provoquerait « un préjudice irréparable ». Puis la cour d'appel de San Francisco avait maintenu cette suspension, estimant que le gouvernement n'avait pas démontré l'imminence de graves atteintes à la sécurité des États-Unis. Cette fois, le secrétaire à la Justice, Jeff Sessions, a argué du fait que 300 personnes entrées aux États-Unis sous un statut de réfugié faisaient l'objet d'une enquête du FBI liée au contre-terrorisme, sans pour autant dire si ces individus venaient d'un des six pays visés par le décret.

Capitulations
Le nouveau texte, qui entrera en vigueur le 16 mars, a été amendé et atténué par rapport à la version du 27 janvier. La préférence accordée aux minorités religieuses a disparu du nouveau décret, l'administration voulant ainsi éviter de prêter le flanc aux accusations de stigmatisation des musulmans. Le président américain espère cette fois passer l'obstacle de la justice, mais ses opposants promettent de livrer bataille. Le ministre de la Justice de l'État de Washington, Bob Ferguson, s'est donné quelques jours pour étudier le nouveau texte, dans lequel il a reconnu plusieurs « capitulations ». Il examine notamment son impact potentiel dans son État du Nord-Ouest américain où de grands groupes, comme Amazon, emploient beaucoup d'étrangers.
En attendant de savoir le sort que la justice réservera au nouveau texte, le gouvernement de M. Trump s'est félicité de sa politique de lutte contre les clandestins à la frontière mexicaine. Les agents de l'immigration sont en effet désormais autorisés à interpeller la plupart des personnes en situation irrégulière qu'ils rencontreraient dans l'exercice de leurs fonctions, à l'exception des sans-papiers arrivés enfants sur le territoire. Ce renforcement des contrôles semble déjà avoir dissuadé les candidats à l'immigration, puisque les interpellations de « personnes non admissibles », soit les clandestins, ont baissé à la frontière sud du pays de janvier à février (-40 %) au lieu d'augmenter.
Par ailleurs, sur le plan des nominations, M. Trump a proposé à Jon Huntsman, ancien gouverneur républicain de l'Utah, de devenir l'ambassadeur américain en Russie, a affirmé le Washington Post, sur fond d'accusations quant aux liens avec la Russie du président Trump et son entourage. Selon le quotidien, l'offre aurait été formulée la semaine dernière et M. Huntsman (56 ans), ancien ambassadeur à Singapour sous George H. Bush et en Chine sous Barack Obama, aurait accepté la proposition.

(Source : AFP)

Hawaï est devenu le premier État américain à contester en justice le nouveau décret migratoire du président Donald Trump, dont l'offensive contre l'immigration clandestine semble porter ses premiers fruits.Le ministre de la Justice de Hawaï, Doug Chin, a annoncé avoir déposé une demande de suspension provisoire du nouveau texte, signé lundi par le président américain. Ce document interdit temporairement l'entrée aux États-Unis des réfugiés et des ressortissants de six pays à majorité musulmane (Iran, Libye, Syrie, Somalie, Soudan, Yémen) pour éviter l'infiltration de terroristes potentiels sur le territoire américain, selon l'administration. « Rien n'a changé sur le fond : l'interdiction généralisée d'entrée (aux États-Unis) de pays à majorité musulmane (moins un) subsiste », a fait valoir le ministre...
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