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Moyen Orient et Monde

Brèves

Crise des réfugiés
SOS Méditerranée annonce avoir sauvé près de 10 000 migrants en mer

L'Aquarius, l'un des principaux bateaux de secours humanitaire qui croisent au large de la Libye, a sauvé 9 662 migrants d'une noyade probable en un an d'opérations, a annoncé hier l'affréteur, l'ONG européenne SOS Méditerranée. Depuis le 7 mars 2016, et son premier sauvetage d'une embarcation à la dérive en Méditerranée, le bateau de l'association a assuré « 73 sauvetages et 24 transbordements », c'est-à-dire des prises en charge de migrants qui avaient été secourus par un autre navire. Au total, 13 991 personnes en détresse ont été recueillies sur le pont de l'Aquarius, dont 9 662 directement sauvées des flots.

Libye
Une fusillade entre réseaux de passeurs fait 22 morts

Une fusillade entre des réseaux rivaux de passeurs opérant en Libye a fait 22 morts, sans doute des migrants, a rapporté mardi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Joël Millman, porte-parole de l'OIM, a ajouté que ces affrontements avaient fait aussi une centaine de blessés. L'OIM s'appuie sur des informations reçues de ses équipes opérant en Libye. Les victimes venant d'Afrique subsaharienne, elle estime qu'il s'agit de migrants et non de membres des bandes criminelles impliquées dans l'accrochage.

Cinquième jour de bombardements dans le Croissant pétrolier libyen

Les forces fidèles au gouvernement installé à Tobrouk, dans l'est de la Libye, ont mené hier une nouvelle série de frappes aériennes contre une faction qui leur a récemment enlevé le contrôle des terminaux pétroliers d'es-Sider et de Ras Lanouf, a-t-on appris de responsables et d'habitants. L'ANL, commandée par le général Khalifa Haftar, et ses alliés, affrontent depuis vendredi les Brigades de défense de Benghazi (BDB) dans le « Croissant pétrolier » libyen, menaçant la production dans les ports capturés en septembre par l'ANL. Selon Ahmad al-Mismari, porte-parole de l'ANL, les dernières frappes ont touché des positions des BDB à Ras Lanouf et Naoufilia.

Yémen
Washington a refusé d'échanger le « cheikh aveugle » contre un otage au Yémen

Le chef d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) a affirmé que Washington avait refusé d'échanger le « cheikh aveugle » Omar Abdel-Rahman emprisonné aux États-Unis contre un otage américain au Yémen alors qu'ils étaient tous deux en vie. Omar Abdel-Rahman, dirigeant jihadiste égyptien considéré comme l'inspirateur des premiers attentats contre le World Trade Center à New York en 1993, est décédé en février dans une prison aux États-Unis où il purgeait une peine de réclusion à perpétuité. L'otage américain Luke Somers, un journaliste enlevé en septembre 2013 par AQPA dans la capitale yéménite, a trouvé la mort avec un enseignant sud-africain lors d'une opération commando ratée, menée par les États-Unis en décembre 2014 au Yémen.

Deux enfants tués dans un raid américain

Deux enfants, âgés de 10 et 12 ans, ont trouvé la mort dans un village du centre du Yémen visé par un raid aérien de l'armée américaine qui pourchasse les combattants d'el-Qaëda, a indiqué hier un responsable provincial. L'attaque a eu lieu dimanche dans la région de Yakla, village de la province de Baïda où les victimes, deux frères bergers, s'occupaient d'un troupeau de chèvres, a ajouté ce responsable. L'armée américaine est engagée dans une campagne de frappes aériennes contre des positions d'el-Qaëda dans la province de Baïda, ainsi que dans celles de Chabwa et d'Abyane.

Malaisie
Attentat déjoué contre la famille royale saoudienne

Les autorités malaisiennes ont annoncé hier que quatre Yéménites arrêtés le mois dernier préparaient un attentat contre des membres de la famille royale saoudienne. Les arrestations ont eu lieu juste avant la visite entamée en Malaisie le 26 février du roi Salmane d'Arabie saoudite qui, accompagné d'un entourage de 600 personnes, effectue une tournée d'un mois dans plusieurs pays d'Asie. « Quatre Yéménites (...) préparaient un attentat contre des membres de la famille royale saoudienne lors de la visite à Kuala Lumpur », a dit à la presse le chef de la police malaisienne, Khalid Abu Bakar. « Nous les avons attrappés juste à temps. »

Diplomatie
Cavusoglu accuse Berlin d'ingérence

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a sommé hier soir l'Allemagne de « ne pas donner de leçons de démocratie » à la Turquie et accusé Berlin d'ingérence avant le référendum sur le renforcement des pouvoirs du président. Ankara accuse Berlin d'empêcher le déroulement de meetings électoraux en Allemagne en faveur du chef de l'État turc, Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier a provoqué la fureur des dirigeants allemands en assimilant les annulations de meetings à des « pratiques nazies ».

Justice
La justice déboute un réfugié syrien face à Facebook

La justice allemande a débouté, hier, un réfugié syrien de 19 ans qui voulait obliger Facebook à censurer les multiples détournements de son selfie avec la chancelière Angela Merkel, l'impliquant dans des attentats ou des faits divers. Considéré comme un hébergeur et non comme un média, Facebook ne peut être contraint à filtrer chaque contenu insultant ou diffamatoire, a estimé le tribunal de Wurtzbourg dans sa décision. Anas Modamani devra donc continuer à signaler lui-même au réseau social tous les clichés « qui l'associent à des infractions pénales ou des attaques terroristes », pour en demander la suppression.

Un groupuscule d'extrême droite jugé pour « terrorisme »

Huit membres d'un groupuscule d'extrême droite allemand, qualifié de « terroriste », ont comparu hier pour une série d'attaques menées en 2015 contre des réfugiés et des adversaires politiques, dans une ex-RDA gangrenée par la xénophobie. Ces sept hommes de 19 à 39 ans, ainsi qu'une femme de 28 ans, sont jugés au moins jusqu'en septembre, à Dresde, pour « constitution d'une entreprise terroriste », « tentative de meurtre » et « blessures corporelles », parmi d'autres chefs d'accusation. Seule l'accusée Maria Kleinert a présenté ses excuses hier, dans une déclaration lue par son avocat.

Conflit diplomatique
Malaisiens et Nord-Coréens pris en otages

Pyongyang a interdit hier aux Malaisiens de quitter la Corée du Nord, provoquant une riposte immédiate de Kuala Lumpur et faisant des ressortissants des deux pays les otages d'un conflit diplomatique qui s'envenime après l'assassinat de Kim Jong-nam. Les sanctions diplomatiques réciproques marquent une forte montée des tensions entre la Malaisie et la Corée du Nord après l'assassinat à Kuala Lumpur, le 13 février, du demi-frère en exil du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Onze Malaisiens se trouvent actuellement en Corée du Nord, selon le ministère malaisien des Affaires étrangères. Les Nord-Coréens en Malaisie pourraient être un millier, selon des analystes.

Somalie
Guterres veut une mobilisation massive pour contrer la famine

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé hier la communauté internationale à se mobiliser massivement pour « éviter le pire » en Somalie, pays de la Corne de l'Afrique sur lequel plane l'ombre d'une nouvelle famine. Car une énième sécheresse ravage l'est de l'Afrique et la Somalie est au bord d'une troisième famine en 25 ans. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que plus de 6,2 millions de Somaliens – soit la moitié de la population – ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim.

Birmanie
Des milliers de civils fuient les combats au Nord

Des milliers de personnes ont fui hier la région de Kokang dans le nord-est de la Birmanie, près de la frontière chinoise, au lendemain de combats très meurtriers entre l'armée birmane et des rebelles, qui ont poussé Pékin à demander un cessez-le-feu. La journée de lundi a été marquée par les affrontements les plus importants depuis 2015, avec au moins 30 personnes tuées. Au lendemain de ces combats, « près de 7 000 habitants ont fui vers la Chine », a précisé une source au sein de l'armée birmane, qui a demandé à conserver l'anonymat.

Droits de l'homme
La Hongrie rétablit la détention systématique des migrants

Le Parlement hongrois a voté hier pour rétablir la mise en détention systématique de tous les demandeurs d'asile présents dans le pays, une mesure supprimée en 2013 sous la pression de l'Union européenne et du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR). La nouvelle loi, adoptée à une large majorité par 138 voix contre 6 et 22 abstentions, prévoit que les migrants seront placés dans des « zones de transit » aux frontières serbe et croate, où il seront détenus dans l'attente d'une décision définitive concernant leur demande d'asile. Il leur sera possible de quitter les lieux s'ils retournent dans le pays par lequel ils sont arrivés. « Nous sommes en état de siège, a ainsi estimé hier le Premier ministre conservateur Viktor Orban. La tempête (migratoire) ne s'est pas dissipée, elle s'est juste provisoirement calmée. » Cette privation de liberté s'appliquera tant aux nouveaux venus qu'aux demandeurs d'asile déjà hébergés dans le pays, au nombre de 586 en février.

Crise des réfugiésSOS Méditerranée annonce avoir sauvé près de 10 000 migrants en mer
L'Aquarius, l'un des principaux bateaux de secours humanitaire qui croisent au large de la Libye, a sauvé 9 662 migrants d'une noyade probable en un an d'opérations, a annoncé hier l'affréteur, l'ONG européenne SOS Méditerranée. Depuis le 7 mars 2016, et son premier sauvetage d'une embarcation à la dérive en Méditerranée, le bateau de l'association a assuré « 73 sauvetages et 24 transbordements », c'est-à-dire des prises en charge de migrants qui avaient été secourus par un autre navire. Au total, 13 991 personnes en détresse ont été recueillies sur le pont de l'Aquarius, dont 9 662 directement sauvées des flots.
LibyeUne fusillade entre réseaux de passeurs fait 22 morts
Une fusillade entre des réseaux rivaux de...
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