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Belgique: un manifeste réclame la dépénalisation complète de l'avortement

AFP
07/03/2017

Plus de 2.000 personnes ont signé mardi, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes, un manifeste réclamant la dépénalisation complète de l'avortement en Belgique, qui reste inscrite au Code pénal près de 30 ans après sa légalisation partielle.
"En Belgique, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un délit pénal, excusé sous certaines conditions", dénonce le "Collectif des 350" sur leur site www.manifestedes350.be.

Mis en ligne en début de journée, le "Manifeste des 350" fait référence aux 350 premiers signataires, dont des personnalités du monde politique, culturel et académique belge, ainsi qu'aux articles 350 et 351 du Code pénal belge. Quelque 1.700 personnes avaient ajouté leur nom à la pétition mardi en fin d'après-midi.

Ces articles "considèrent toujours l'avortement comme un +délit contre l'ordre des familles et la moralité publique+ et l'article 383 criminalise toute information ou publicité portant sur l'avortement", soulignent les sept auteures du manifeste, dont une avocate, une réalisatrice et une historienne.

Les auteures de la pétition réclament la suppression de ces articles du Code pénal afin que "la loi reconnaisse le droit des femmes à décider si elles veulent des enfants" et ce sans devoir se justifier.
La loi belge de 1990 sur l'avortement prévoit que "toute femme enceinte se trouvant en situation de détresse" a le droit de demander un avortement jusqu'à 12 semaines de grossesse. Depuis lors, le Code pénal belge n'a pas été modifié.
Les revendications du collectif ont une portée essentiellement politique et symbolique, l'avortement étant largement pratiqué en Belgique.

La loi avait été adoptée malgré l'opposition manifeste du souverain de l'époque, le roi Baudouin, qui s'était mis dans "l'incapacité de régner" pendant quelques jours, le temps qu'elle soit votée par le Parlement.
Le souverain belge avait mis en avant ses convictions catholiques pour expliquer qu'il n'apposerait pas sa signature au bas du texte, causant l'une des principales crises politique de son règne.

Cette action s'inspire également du "Manifeste des 343" publié en France en 1971, dans lequel 343 femmes déclaraient publiquement avoir eu recours à l'avortement, bien que la loi l'interdise à l'époque. En France, la loi autorisant l'interruption volontaire de grossesse, dite "loi Veil", a été adoptée en 1975.

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