Rechercher
Rechercher

Liban

Bou Faour contre l’enfermement dans « la prison » communautaire

L'ancien ministre Waël Bou Faour a protesté hier contre la dérive communautariste qui entraîne le pays à mesurer la popularité d'un député aux voix dont il jouit au sein de sa propre communauté, au détriment de son envergure nationale.
Prenant la parole au cours d'un meeting oratoire, M. Bou Faour a déclaré : « Le parti de Kamal Joumblatt et de Walid Joumblatt ne s'accommode pas de la logique politique dominante ces jours-ci, qui cherche à confiner chaque Libanais dans sa communauté, qui offre à chaque Libanais sa prison privée et à chaque collectivité son choix propre. »
« Si l'on a décidé de limiter les choix des Libanais à leurs propres communautés, comment le fait-on sans les avoir consultés d'abord par référendum et vérifié qu'ils acceptent d'établir un régime de fédération des communautés ? » a relevé le député.
M. Bou Faour, qui a ainsi plaidé pour la liberté d'appartenance de chaque Libanais à des courants transcommunautaires, l'a associé au problème de « l'intégration nationale (insihar) qui semble, pour lui, abandonné, au profit de la juste représentation ».
Et l'ancien ministre de constater que le Liban est en recul par rapport aux mouvements du 14 Mars et du 8 Mars, qui étaient des « projets nationaux rassembleurs ».
« Il est demandé à chaque communauté de s'installer dans son espace particulier (...) de se limiter à sa représentativité confessionnelle et non à son envergure nationale (...) Il semble que certains souhaitent, par le biais de la loi électorale, figer pour toujours la réalité politique actuelle au Liban, et non la faire évoluer (...) »


L'ancien ministre Waël Bou Faour a protesté hier contre la dérive communautariste qui entraîne le pays à mesurer la popularité d'un député aux voix dont il jouit au sein de sa propre communauté, au détriment de son envergure nationale.Prenant la parole au cours d'un meeting oratoire, M. Bou Faour a déclaré : « Le parti de Kamal Joumblatt et de Walid Joumblatt ne s'accommode pas de...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut