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Liban - Citoyen Grognon

À la libanaise !

Elles excellent, nos autorités, dans les travaux routiers interminables. Elles remportent la palme d'or, haut la main, toutes catégories confondues, dès lors qu'il s'agit de casser les pieds au citoyen, de lui gâcher sa journée, voire sa vie quotidienne, de faire fi de sa sécurité, surtout.
Trois mois déjà jour pour jour que la montée de Mkallès est en travaux. On casse. On creuse des tranchées. On défigure la chaussée, à droite, à gauche, au milieu, en diagonale. On place je ne sais quelles tuyauteries et puis on referme, en asphaltant un peu n'importe comment, en laissant ici ou là des trous béants, des monticules de sable, des gravats, des blocs de plastique.
À la libanaise, quoi !
Et puis on recommence, une centaine de mètres plus loin. Sans prendre la peine d'informer le pauvre usager au bord de l'hystérie, bloqué nuit et jour dans des embouteillages inextricables, ou au moins de lui présenter des excuses pour le dérangement causé. Sur ce chantier qui traîne depuis début décembre et qui ne fait pas mine de prendre fin, pas le moindre écriteau explicatif, ni la moindre pancarte, ni même un mot d'excuse à l'intention des automobilistes. Pourquoi ces travaux ? Qui en est responsable ? Quand prendront-ils fin ? Seul indice, les énormes bobines de câbles d'EDL qui attendent, sur la chaussée, d'être déroulées.
Les jours de pluie (et il y en a eu, cet hiver !), c'est carrément l'apocalypse. Passer par là relève du parcours du combattant. Disparus, les maigres filets de protection des tranchées, engloutis par les eaux furieuses. Emportés par le vent, les blocs de plastique orange, éparpillés sur la chaussée. À deux à l'heure, craignant pour leur sécurité, les automobilistes livrés à eux-mêmes s'adonnent à un savant slalom. Aveuglés par la mauvaise visibilité, ils essaient, tant bien que mal, d'éviter les trous béants. Certains y ont laissé des roues. D'autres leurs nerfs.
Mais qui s'en soucie ?

Elles excellent, nos autorités, dans les travaux routiers interminables. Elles remportent la palme d'or, haut la main, toutes catégories confondues, dès lors qu'il s'agit de casser les pieds au citoyen, de lui gâcher sa journée, voire sa vie quotidienne, de faire fi de sa sécurité, surtout.Trois mois déjà jour pour jour que la montée de Mkallès est en travaux. On casse. On creuse des tranchées. On défigure la chaussée, à droite, à gauche, au milieu, en diagonale. On place je ne sais quelles tuyauteries et puis on referme, en asphaltant un peu n'importe comment, en laissant ici ou là des trous béants, des monticules de sable, des gravats, des blocs de plastique.À la libanaise, quoi !Et puis on recommence, une centaine de mètres plus loin. Sans prendre la peine d'informer le pauvre usager au bord de l'hystérie, bloqué...
commentaires (5)

Oui, Mme., qui s'en soucie? Pourquoi, vous rappelez-vous de quelque chose touchant la population en général ou quelque politicien s'en soit inquiété? Vous rappelez-vous l'histoire des ordures dans les rues, le problème de la sécurité de l'aéroport, les coupures d'électricité, de l'eau etc... C'est simple: un système tribal, confessionnel, de partage du gâteau et des ressources nationales, ne peut mener qu'à cela... Chacun pense à sa propre communauté, village ou clan familial et comment remplir ses poches et faire profiter ceux qui l'entourent... Le bien commun, national, ce n'est pas de leurs affaires et blâment le système. S'il n y a pas un sursaut national trans communautaire et surtout des jeunes éduqués pour changer cette mentalité féodale, je pense que vous allez encore poser souvent cette question: qui s'en soucie? Vous connaissez l'adage :" le chien aboie, la caravane passé"

Saliba Nouhad

17 h 50, le 04 mars 2017

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Commentaires (5)

  • Oui, Mme., qui s'en soucie? Pourquoi, vous rappelez-vous de quelque chose touchant la population en général ou quelque politicien s'en soit inquiété? Vous rappelez-vous l'histoire des ordures dans les rues, le problème de la sécurité de l'aéroport, les coupures d'électricité, de l'eau etc... C'est simple: un système tribal, confessionnel, de partage du gâteau et des ressources nationales, ne peut mener qu'à cela... Chacun pense à sa propre communauté, village ou clan familial et comment remplir ses poches et faire profiter ceux qui l'entourent... Le bien commun, national, ce n'est pas de leurs affaires et blâment le système. S'il n y a pas un sursaut national trans communautaire et surtout des jeunes éduqués pour changer cette mentalité féodale, je pense que vous allez encore poser souvent cette question: qui s'en soucie? Vous connaissez l'adage :" le chien aboie, la caravane passé"

    Saliba Nouhad

    17 h 50, le 04 mars 2017

  • Notre Liban, le vrai, l'authentique que nous avons connu se meurt...par la faute de ceux qui ne connaissent qu'un maître: le dollar... Adieu le patriotisme, la conscience professionnelle et l'honnêteté, le respect de l'autre ! Tout est permis pour gagner du bénéfice...même au dépens de l'autre ! Irène Saïd

    Irene Said

    17 h 14, le 04 mars 2017

  • Longévité oblige, je vous livre un souvenir de 1960 : Je roulais entre le rond-point Saloumé et Bourj-Hammoud. Il pleuvait à torrent, l'eau de pluie couvrait toute la largeur de la route. Arrivé au niveau de l'église Mar-Doumet, la voiture tombe dans une tranchée à droite creusée pour des travaux. Au lieu que les ouvriers mettent les remblais du côté de la route, ils les avaient mis côté jardin ! Que pensez-vous de ce travail génial ? C'est à la libanaise !

    Annie

    14 h 15, le 04 mars 2017

  • Ce n'est que le debut. Attends d'avoir a rembourser les 70 milliards de dettes qu'ils ont contracte pour s'acheter des terrains et villa a faqra (qu'ils essayent de revendre a plus de 14million piece), pour envoyer leur enfants en europe, pour garnir leur compte en banque, etc...

    George Khoury

    09 h 57, le 04 mars 2017

  • Mais ce n'est plus possible ?????mais qu'est ce qui arrive dans notre pays ????civilise ???pauvre Liban...

    Soeur Yvette

    09 h 36, le 04 mars 2017

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