Départ annoncé de Luis Enrique, prise de pouvoir en championnat d'Espagne... Après une semaine animée, le FC Barcelone reçoit le Celta Vigo, ce soir en Liga, tout en essayant de se préparer à l'exploit pour sa revanche européenne contre le Paris SG.
L'officialisation du départ de Luis Enrique en fin de saison a subitement allégé l'atmosphère autour du Barça. Et toute la Catalogne espère que cette annonce surprise remobilise l'équipe autour d'un objectif commun: offrir à l'entraîneur asturien une sortie digne de son excellent bilan. En deux ans et demi, le technicien a remporté huit trophées sur dix possibles, et il garde, sur le papier, trois autres possibilités de titre d'ici à juin. Son Barça, 1er de la Liga depuis mercredi, disputera fin mai la finale de Coupe du Roi contre Alaves. Et l'équipe compte bien jouer son va-tout, mercredi prochain, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions face au Paris SG. Évidemment, le score du match aller semble presque insurmontable (défaite 4-0 au Parc des Princes), mais l'électrochoc déclenché par Luis Enrique aiguillonnera peut-être les joueurs barcelonais au Camp Nou. « Avec l'aide de tout le monde et si les astres s'alignent, nous allons renverser la situation au match retour », a prophétisé le technicien.
En attendant, Barcelone (1er, 57 points) va étrenner ce week-end son nouveau statut de leader de la Liga en affrontant Vigo, ancien club de Luis Enrique. L'occasion pour les Catalans de confirmer leur renouveau dans le jeu, comme mercredi contre Gijon (6-1). L'occasion aussi pour le trio offensif MSN (Messi/Suarez/Neymar) d'affûter ses armes avant la réception de Paris: Lionel Messi est le meilleur buteur de Liga avec 21 buts, devant Luis Suarez (19).
Fébrilité défensive au Real
Désormais dauphin de la Liga, le Real Madrid (2e, 56 points) prépare lui aussi un grand rendez-vous européen en début de semaine prochaine avec son déplacement mardi à Naples, vaincu (3-1) à l'aller au stade Bernabeu. Mais les Madrilènes auront peut-être la tête ailleurs cet après-midi à Eibar, après l'annonce hier du décès de Raymond Kopa, figure du grand Real des années 1950. Français, Ballon d'or et icône merengue, comme un certain Zinédine Zidane. L'actuel entraîneur merengue avait d'ailleurs croisé Kopa, son illustre prédécesseur, le 7 janvier dernier au stade Bernabeu, lors de la présentation du 4e Ballon d'or obtenu par Cristiano Ronaldo.
En dépit de ce deuil, la vie continue et la Liga aussi, une compétition où le Real vient de prendre seulement quatre points sur neuf possibles. Et même s'il garde un match en retard à jouer à Vigo (date encore à déterminer), le onze merengue a remis le Barça dans la course au titre. Certes, les joueurs madrilènes ont montré tout leur caractère en comblant un retard de deux buts à Villarreal (3-2) ou contre Las Palmas (3-3), avec notamment un Cristiano Ronaldo très efficace: 4 buts en trois matches, et 18 au total en Liga. Mais la fébrilité défensive inquiète. Toujours privé de Raphaël Varane (blessé à la cuisse), Zidane va devoir trouver des solutions cet après-midi dans le traquenard du petit stade d'Ipurua (6 000 places). Au passage, ce sera aussi sans l'attaquant Gareth Bale, expulsé contre Las Palmas pour un geste d'humeur et suspendu deux matches.
(Source : AFP)


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