Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse mercredi tandis que Wall Street inscrivait de nouveaux records après les déclarations de responsables de la Réserve fédérale ouvrant la porte à une hausse de taux dès le 15 mars, bien plus tôt qu'anticipé jusqu'à présent. Ce changement de perspective sur l'un des thèmes les plus sensibles aux yeux des investisseurs a occulté en partie le discours au Congrès de Donald Trump, dont le manque de précision aurait pu peser sur la tendance. À Paris, l'indice CAC 40 a terminé sur un gain de 2,11 % (102,25 points) à 4 960,83 points, sa meilleure clôture depuis novembre 2015. À Wall Street, le Dow Jones a franchi pour la première fois le seuil des 21 000 points cinq semaines seulement après celui des 20 000 et gagnait 1,25 % au moment de la clôture en Europe. Le secteur bancaire est le grand gagnant du jour avec une hausse de 3 %. Deutsche Bank (+5,11 %), Société générale (+4,92 %) et BNP Paribas (4,46 %) figurent parmi les meilleures performances de l'EuroStoxx 50, tout comme l'assureur AXA (+3,46 %). À New York, JPMorgan Chase & Co et Wells Fargo ont inscrit des records historiques. La promesse de Donald Trump de 1 000 milliards de dollars (949 milliards d'euros) de dépenses d'infrastructures et le chiffre meilleur qu'attendu du PMI manufacturier chinois ont par ailleurs favorisé le secteur des ressources de base (+2,92 %) comme celui de la construction (+2,06 %). Sur le marché obligataire américain, le rendement des Treasuries à deux ans a atteint 1,308 %, son plus haut niveau depuis août 2009. En Europe, les rendements français ont peu réagi aux derniers développements de la campagne pour l'élection présidentielle, dominés par la décision de François Fillon de maintenir sa candidature malgré sa prochaine mise en examen, qui conforte le scénario désormais privilégié par certains investisseurs internationaux d'une victoire d'Emmanuel Macron. Sur le marché des devises, le dollar profite lui aussi des anticipations de hausse de taux et gagne 0,6 %, au plus haut depuis le 11 janvier, face à un panier d'autres grandes monnaies de référence. L'euro se traite autour de 1,0560 dollar après être tombé à 1,0515.
Cet article est réalisé par Fidus


