L'Union européenne a annoncé lundi dernier de meilleures prévisions pour 2017 au niveau de la croissance économique, malgré les risques politiques croissants.
Depuis que le président Trump a pris ses fonctions, la Commission européenne, organe exécutif de l'UE, a déclaré que le bloc avait montré sa résistance économique face aux chocs l'année dernière, lorsque le Royaume-Uni a voté en faveur de sa séparation de l'Union européenne. La Commission, qui met à jour ses projections trois fois par an, a déclaré que l'économie de la zone euro de 19 pays européens devrait croître de 1,6 % cette année, soit un peu plus que les prévisions qui avaient annoncé une hausse de 1,5 % en novembre. Les responsables de l'UE prévoient que la croissance de la zone euro en 2016 sera de 1,7 % – conformément à leur estimation précédente – et ont relevé leurs prévisions pour 2018 à 1,8 %, contre 1,7 % auparavant. La croissance dans le bloc de 28 pays est vue à 1,8 % cette année, en hausse par rapport aux 1,6 % prévus précédemment. La consommation au sein de l'UE continue de soutenir l'expansion économique, tandis qu'une reprise mondiale pourrait stimuler les exportations européennes, selon la Commission. Pourtant, les incertitudes mondiales liées à la position de M. Trump sur les principaux sujets politiques et à la situation de la Grande-Bretagne qui va commencer des négociations en mars afin de sortir de l'UE nous indiquent que les risques de baisse économique sont présents. De plus, d'autres éléments perturbent l'Europe, comme la dette grecque, ainsi que des élections en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, où les partis anti-UE sont gagnants dans les sondages. En attendant, les déficits publics européens continueront à diminuer, a indiqué la Commission, ajoutant que les pays de l'UE continuaient de bénéficier de taux d'intérêt exceptionnellement bas.
Cet article est réalisé par Fidus


