Depuis la fin de l'été dernier, le climat des affaires s'est bien redressé en zone euro. Mesuré par l'indice PMI-composite, il est passé de 52,6 points (point bas de 2016) à 54,4 (record depuis 2011). Les voyants verts sont le redressement des prix industriels et l'affermissement de la demande intérieure. Plus largement, il y a un nouvel état d'esprit dans le monde : il n'est plus question de déflation mais de reflation. Même si le rebond d'inflation risque de freiner les revenus réels, c'est compensé par de meilleures perspectives de demande. Ces fondamentaux économiques demeurent en place. À court terme, le risque tient à la volatilité des conditions politiques. La séquence des élections débute le 15 mars aux Pays-Bas, avec un parti populiste en tête des sondages, mais très loin du seuil de la majorité au Parlement. Suivra le 23 avril le 1er tour de l'élection présidentielle en France dont tout le monde peut constater qu'elle va de surprise en surprise. Le risque Le Pen a poussé le marché à mettre une prime d'incertitude sur les rendements de la dette française. Plus tard dans l'année, le 24 septembre, aura lieu l'élection législative en Allemagne. L'annonce-surprise de la candidature Martin Schultz a mis son parti, le SPD, à jeu égal avec la CDU d'Angela Merkel. On n'oubliera pas non plus le début prochain des négociations de Brexit, ni le énième rebondissement de la crise grecque, ni le risque Trump.
Cet article est réalisé par Fidus



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