Tennis de table
À 13 ans, Harimoto rêve d'une médaille aux JO de Tokyo
Le prodige japonais du tennis de table Tomokazu Harimoto, devenu dimanche à 13 ans le plus jeune finaliste d'un tournoi du circuit mondial à New Delhi, affiche déjà pour « objectif principal » une médaille aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, a-t-il annoncé hier. Harimoto, 69e mondial, a joué à l'Open d'Inde sa première finale d'un tournoi du circuit mondial. Il a échoué contre le n° 5 mondial, l'Allemand Dimitrij Ovtcharov (11-6, 11-8, 11-4, 14-12). « Je suis déçu de ne pas avoir gagné, mais je vais utiliser cette expérience comme source de motivation pour m'entraîner plus dur que jamais une fois chez moi, afin de gagner mon premier tournoi sur le circuit mondial et atteindre mon objectif principal qui est une victoire à Tokyo en 2020 », a déclaré le jeune talent. Dans la course à la précocité, le champion du monde junior en titre peut devancer sa compatriote Mima Ito, championne du monde élite en simple à 14 ans et 152 jours, en Allemagne en 2015. « Je ne me soucie pas de battre des records, mais évidemment ça fait toujours plaisir quand ça arrive », a concédé Harimoto. Il a déjà l'habitude de faire tomber les records, puisqu'il a été le plus jeune vainqueur des championnats du monde des moins de 21 ans, à seulement 12 ans, et le plus jeune champion du monde junior, à seulement 13 ans.
Formule 1
Les patrons de Mercedes, Wolff et Lauda, prolongent jusqu'en 2020
Toto Wolff et Niki Lauda, qui codirigent l'écurie de F1 Mercedes depuis 2013 en tant que directeur exécutif et président non exécutif respectivement, ont prolongé jusqu'en 2020 leur contrat avec l'équipe allemande, a annoncé hier le groupe automobile. Pendant la période dirigée par Wolff et Lauda (triple champion du monde de F1), « les résultats ont dépassé nos espérances », a souligné le président du groupe Daimler (qui possède Mercedes), Dieter Zetsche. « Une des clés de cette réussite a été le mélange des qualités entrepreneuriales de Toto avec l'expérience de Niki », a-t-il ajouté. Mercedes a dominé le championnat du monde de F1 depuis 2014 : l'écurie a remporté les trois championnats constructeurs et ses pilotes Lewis Hamilton (2014 et 2015) et Nico Rosberg (2016) ont raflé les trois titres pilotes. Rosberg a annoncé sa retraite dans la foulée de son titre. Wolff et Lauda sont désormais liés à Mercedes jusqu'à la fin de l'engagement de l'écurie dans le championnat du monde de F1, garanti par les accords Concorde (régissant les aspects économiques de la F1) signés en 2012.
Golf / PGA
Insatiable, Dustin Johnson a pris le pouvoir
L'Américain Dustin Johnson a pris son temps pour donner du relief à son palmarès, mais depuis juin 2016, il est insatiable : dimanche, près de Los Angeles, il a remporté le Genesis Open et a bondi à la première place du classement mondial. À 32 ans, Johnson est devenu officiellement hier le nouveau maître du golf mondial et succède à l'Australien Jason Day, n° 1 mondial depuis le 27 mars 2016. « Je crois en moi, je pense que je suis un grand joueur de golf. Je suis le meilleur au monde, je ne l'aurais pas dit jusqu'à aujourd'hui, mais maintenant je peux le dire », a souri l'Américain, qui est devenu le vingtième n° 1 mondial depuis la création du classement en 1986. Sur le parcours de Riviera à Pacific Palisades, frappé vendredi dernier par une violente tempête qui a perturbé le déroulement de l'épreuve, il a signé la treizième victoire de sa carrière, avec cinq coups d'avance (267) sur ses premiers poursuivants, son compatriote Scott Brown et le Belge Thomas Pieters (272). En tête depuis le 2e tour, Johnson a bouclé le Genesis Open, l'un des plus prestigieux du circuit PGA – qui lui avait échappé de peu en 2015 –, avec une dernière carte de 71 (-1). « Cela fait du bien de gagner après être passé tout près de la victoire à deux reprises, c'est l'un de mes parcours préférés. C'est le genre de résultat qui donne beaucoup de confiance, même si j'avais préféré mieux jouer sur les dix derniers trous », a-t-il noté, alors qu'il a compté jusqu'à neuf coups d'avance sur ses poursuivants. « Ce n'était pas vraiment un rêve d'être n° 1 mondial, mais cela va me pousser à travailler encore plus dur pour tenter de rester à ce niveau », a souligné celui que l'on surnomme DJ et qui est très apprécié aux États-Unis par les passionnés de golf.
Voile
Alan Roura, plus jeune skippeur de l'édition, termine 12e du Vendée Globe
À 23 ans, le Suisse Alan Roura (La Fabrique), plus jeune participant de la course, a terminé hier son premier Vendée Globe à la 12e place, en franchissant la ligne d'arrivée après 105 j 20 h 10 min 32 sec de course. La barbe hirsute après avoir perdu son rasoir durant la course, le skippeur, qui fêtera son 24e anniversaire dimanche prochain, a franchi la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne (France) peu après 08h00 GMT. Mais malgré son jeune âge, le Suisse est déjà un vieux briscard. Après une enfance bercée au clapotis du lac Léman puis une adolescence traversée sur l'Atlantique et le Pacifique, Alan Roura arrête sa scolarité à 13 ans pour se lancer dans sa passion, la voile, et acheter son premier bateau. À 20 ans, il participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l'Atlantique en solitaire, à bord d'un voilier de 6,50 m). L'année suivante, il récidive sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Au départ de cette 8e édition du Vendée Globe, il a eu un parcours émaillé d'incidents : perte de ses fichiers météos pendant la traversée du Pot au Noir, problème de fixation de son safran tribord dans les mers du Sud, rupture de son safran tribord dans le Pacifique, nombreux passages de cargos... Vainqueur de cette édition 2017, le Français Armel Le Cléac'h (Banque populaire VIII) est arrivé aux Sables-d'Olonne le 19 janvier, dans un temps record de 74 j 03 h 35 min 46 sec. Il reste encore six skippeurs en course, le dernier, le Français Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), ayant franchi l'équateur dimanche matin.
Gymnastique
Abus sexuels : plainte contre la Fédération américaine
L'Américaine Jamie Dantzscher, médaillée de bronze dans l'épreuve par équipes de gymnastique des JO 2000, a accusé dans un reportage diffusé dimanche aux États-Unis un médecin, déjà inculpé pour agressions sexuelles et pédophilie, d'abus sexuels. Dantzscher est l'une des trois anciennes membres de l'équipe des États-Unis qui ont témoigné, dans l'émission 60 minutes, sur la chaîne de télévision CBS. Dantzscher, Jessica Howard, championne des États-Unis de gymnastique rythmique entre 1999 et 2001, et Jeanette Antolin ont toutes trois expliqué avoir été abusées par le docteur Lawrence Nassar, qui faisait partie jusqu'en 2016 de l'encadrement médical de l'équipe des États-Unis. « Je l'ai consulté pour des douleurs dans le bas du dos (...) Il introduisait ses doigts dans mon vagin et faisait bouger ma jambe avec son autre main. Il disait que j'allais entendre un bruit, cela voudrait dire que ma hanche avait été remise à sa place et que cela soulagerait mon dos », a expliqué Dantzscher. « Ça a continué comme cela jusqu'aux Jeux de Sidney, j'avais 18 ans », a poursuivi Dantzscher, qui avait 13 ans quand elle a consulté pour la première fois le Dr Nassar. Les trois gymnastes ont mis en cause la compétition acharnée et la terreur que faisait régner leurs entraîneurs, au sein de l'équipe des États-Unis, pour expliquer leur long silence. L'avocat des trois jeunes femmes, John Manly, qui représente plus de 40 plaignantes, a lancé une procédure contre la Fédération américaine de gymnastique et les époux Bela et Marta Karolyi, qui, après avoir formé la légende roumaine Nadia Comaneci, ont entraîné l'équipe des États-Unis de 1988 à 2016.


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