Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Polémique

Les résidents permanents exclus du futur décret américain sur l’immigration

Le nouveau texte en projet devrait viser les mêmes sept pays que le précédent.

Des employés d’Amazon priant devant le siège de l’entreprise, à Seattle, aux États-Unis, le 17 février 2017, lors d’un rassemblement contre le décret Trump. Karen Ducey/AFP

La nouvelle version du décret interdisant l'accès aux États-Unis aux ressortissants de plusieurs pays ne concernera pas les détenteurs de la carte verte de résidents permanents ni les passagers déjà à bord d'avions à destination du pays, a déclaré le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly. La justice a suspendu le premier décret signé le 27 janvier par Donald Trump interdisant temporairement au nom d'impératifs de sécurité l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans du Moyen-Orient et d'Afrique (Iran, Irak, Syrie, Yémen, Libye, Soudan et Somalie). Sa mise en œuvre, à l'origine de scènes chaotiques dans des aéroports, avait suscité des protestations aux États-Unis et à l'étranger. « Le président envisage de diffuser une version plus serrée, rationalisée du premier (décret) », a dit Kelly lors de la Conférence annuelle de Munich sur la sécurité au cours du week-end. Il a notamment précisé que les titulaires de cartes vertes (cartes de résidents permanents) se trouvant en déplacement à l'étranger lorsque cette nouvelle version entrera en vigueur « seront admis ». De même, il a promis « une petite période de mise en application » pour faire en sorte que les voyageurs se trouvant à bord d'avions à destination des États-Unis « soient autorisés à entrer dans le pays ».
La nouvelle version du décret devrait viser les mêmes sept pays que la précédente, rapporte le Wall Street Journal, qui cite une note du département d'État sur le texte en projet. Le nouveau décret est susceptible d'être promulgué dès demain, ajoute le journal en citant un responsable du gouvernement et devrait être mis en œuvre une à deux semaines après sa signature par le président.

Multiplier les expulsions
L'administration Trump prévoit en outre d'élargir les catégories d'immigrants en situation irrégulière susceptibles d'être expulsés, selon deux projets de notes révélés par le groupe de presse McClatchy. En vertu de ces directives, des centaines de personnes supplémentaires pourraient être soumises à une procédure d'expulsion, notamment des immigrants dont le renvoi n'était pas considéré comme prioritaire, selon les règles en vigueur sous l'administration Obama.
Après un dernier examen, les directives sont susceptibles d'être publiées par les services des douanes, de l'immigration et de la protection des frontières au début de la semaine prochaine, ont confirmé deux personnes proches du dossier. L'une des notes invite les agents de l'immigration à ignorer les directives Obama concentrant les expulsions sur les personnes arrivées récemment sur le sol américain ou condamnées par la justice. La seconde directive, à l'intention des agents du service des douanes et de la protection des frontières, propose de prolonger la détention des migrants illégaux à la frontière jusqu'à ce que la justice se soit prononcée sur leur cas. Elles laissent toutefois intactes un décret emblématique de la précédente administration, qui protège les migrants entrés illégalement aux États-Unis alors qu'ils étaient enfants. Vendredi, Donald Trump a déclaré que cette question était « un sujet très difficile » pour lui.
(Source : Reuters)

La nouvelle version du décret interdisant l'accès aux États-Unis aux ressortissants de plusieurs pays ne concernera pas les détenteurs de la carte verte de résidents permanents ni les passagers déjà à bord d'avions à destination du pays, a déclaré le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly. La justice a suspendu le premier décret signé le 27 janvier par Donald Trump interdisant temporairement au nom d'impératifs de sécurité l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans du Moyen-Orient et d'Afrique (Iran, Irak, Syrie, Yémen, Libye, Soudan et Somalie). Sa mise en œuvre, à l'origine de scènes chaotiques dans des aéroports, avait suscité des protestations aux États-Unis et à l'étranger. « Le président envisage de diffuser une version plus...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut