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Moyen Orient et Monde - Paix Israélo-Palestinienne

Devant son « ami Bibi », Trump se démarque de la solution à deux États

Lors d'une conférence de presse commune à la Maison-Blanche, les deux dirigeants ont affiché une entente presque parfaite.

Rencontre chaleureuse entre le président des États-Unis, Donald Trump, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avec leurs épouses respectives. Saul Loeb/AFP

Marquant une rupture dans la politique américaine au Proche-Orient, Donald Trump a affirmé hier que la « solution à deux États » n'était pas la seule possible dans le conflit israélo-palestinien, soulignant qu'il était ouvert à des alternatives si elles mènent à la paix.
En accueillant à la Maison-Blanche son « ami » le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le nouveau président a vanté les liens « indestructibles » des États-Unis avec Israël, tout en appelant l'État hébreu à « la retenue » sur la poursuite de la colonisation dans les territoires palestiniens.
Lors de leur conférence de presse commune, M.
Netanyahu, qui entretenait des relations exécrables avec Barack Obama, a loué le nouveau locataire républicain de la Maison-Blanche. « Il n'y a pas de meilleur soutien du peuple juif et de l'État juif que le président Donald Trump », a-t-il martelé.
Rompant avec un principe de référence défendu depuis un demi-siècle par la communauté internationale et tous les présidents américains, démocrates comme républicains, M. Trump a affirmé qu'il n'était pas arc-bouté sur la solution à deux États, qui prévoit la création d'un État de Palestine coexistant en paix avec Israël.
« Je regarde (la solution à) deux États et (la solution à) un État et si Israël et les Palestiniens sont contents, je suis content avec la solution qu'ils préfèrent. Les deux me conviennent », a-t-il affirmé.

« Véritable accord de paix »
« Les États-Unis favoriseront la paix et un véritable accord de paix », a-t-il promis, tout en affirmant qu'il revenait aux deux parties de négocier directement un tel accord. Le milliardaire septuagénaire est cependant resté évasif sur la façon dont il entendait procéder sur un dossier sur lequel tous ses prédécesseurs ont échoué.
En réponse, M.
Netanyahu a jugé que le nouveau président américain offrait « une occasion sans précédent » pour sortir du plus vieux conflit en cours dans le monde.
Il a relevé à cet égard que « pour la première fois depuis que (son) pays existe, les pays arabes de la région ne considèrent pas Israël comme leur ennemi », en allusion aux puissances sunnites du Moyen-Orient.
Pour autant, le président Trump a appelé les deux parties israélienne et palestinienne à faire des « compromis », il a en particulier exhorté les Palestiniens à se débarrasser de leur « haine » supposée à l'égard des Israéliens.
M. Netanyahu a, lui, posé ses conditions : jugeant que la question des colonies, primordiale pour les Palestiniens, n'était « pas au cœur du conflit », il a une nouvelle fois réclamé la reconnaissance « de l'État juif » d'Israël.
Le Premier ministre israélien est sous pression de la frange la plus dure de son gouvernement favorable à l'annexion d'une partie de la Cisjordanie, occupée depuis 50 ans par Israël.
Ce changement de position américain, annoncé mardi soir par un responsable de la Maison-Blanche, a provoqué la colère des Palestiniens. Y renoncer « n'a aucun sens », a réagi Hanane Achraoui, une des dirigeantes de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Dénonçant « une politique pas responsable », Mme Achraoui a accusé la nouvelle administration américaine « d'essayer de satisfaire la coalition extrémiste de (Benjamin) Netanyahu », qui dirige actuellement le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël.
Le Hamas islamiste, au pouvoir à Gaza, a de son côté dénoncé « un jeu fourbe » de Washington.

Trump temporise sur l'ambassade
Depuis Le Caire, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a défendu avec force cette option, jugeant que tout devait être fait pour « préserver cette possibilité ».
Pour Sallai Meridor, ancien ambassadeur d'Israël aux États-Unis, il « est difficile d'imaginer les Palestiniens, ou les pays arabes, venir à la table des négociations sans l'option d'un État palestinien sur la table ».
Au côté de M.
Netanyahu, qui fut l'un des plus farouches détracteurs de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, M. Trump a une nouvelle fois réaffirmé tout le mal qu'il pensait de cet accord.
C'est « l'un des pires accords » qui soit, a-t-il lancé, tout en se gardant bien d'annoncer sa remise en cause comme il l'avait fait en campagne lorsqu'il avait promis de le « déchirer ». « Mon administration a déjà imposé de nouvelles sanctions à l'Iran et j'en ferai davantage pour empêcher à jamais l'Iran de développer une arme nucléaire », a promis le président américain.
Quant au sujet potentiellement explosif du transfert éventuel de l'ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem, le président des États-Unis a une nouvelle fois temporisé : « Nous y réfléchissons très, très sérieusement (...). Nous verrons ce qui se passe. »
(Source : AFP)

Marquant une rupture dans la politique américaine au Proche-Orient, Donald Trump a affirmé hier que la « solution à deux États » n'était pas la seule possible dans le conflit israélo-palestinien, soulignant qu'il était ouvert à des alternatives si elles mènent à la paix.En accueillant à la Maison-Blanche son « ami » le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le nouveau président a vanté les liens « indestructibles » des États-Unis avec Israël, tout en appelant l'État hébreu à « la retenue » sur la poursuite de la colonisation dans les territoires palestiniens.Lors de leur conférence de presse commune, M.Netanyahu, qui entretenait des relations exécrables avec Barack Obama, a loué le nouveau locataire républicain de la Maison-Blanche. « Il n'y a pas de meilleur soutien du peuple juif et de...
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