De gauche à droite, Henk Pröpper, Kamal Mouzawak et l’ambassadeur Schaapveld.
80 ans somptueusement célébrés
Quatre-vingts printemps, ça se fête ! Et lorsque c'est Jacques Saadé qui régale, c'est la grande fiesta pour les invités. Rien n'étant trop beau pour faire plaisir à l'armateur, Naïla Saadé et ses enfants, Tanya Zeenni, Rodolphe (et Véronique), Jacques Junior (et Carla) lui ont organisé une somptueuse soirée d'anniversaire, au siège de la CMA CGM, à Marseille. Tapis rouge à l'entrée et une haie de violonistes pour accueillir les 183 convives qui, au 32e étage de la tour, ont aiguisé leurs papilles avec des bulles et une vue imprenable sur la cité phocéenne, avant d'intégrer la salle de réception réservée aux réjouissances et au dîner. Là, une fantastique animation due à l'art du mapping les attendait. En continu, des spectaculaires projections réalisées sur les murs et le plafond ont transformé le lieu en château de Versailles, et allumé un show pyro-numérique donnant ainsi un sacré coup de vieux aux traditionnels feux d'artifice !
Au sein de ce décor, a été servi un repas gastronomique. Préparé par le chef du restaurant Le Petit Nice, Gérald Passedat – bombardé de trois étoiles depuis 2008 par le Guide Michelin –, le festin a été arrosé de champagne Ruinart Blanc de Blanc en Magnum, de Meursault Perrières 1er Cru 2013 et de Château Pape Clément 2005. Quant aux bouteilles d'eau, elles étaient frappées d'un JRS (Jacques Rodolph Saadé). Il ne s'agit pas d'une lubie. Le milliardaire (1,86 milliard de dollars, selon Forbes) a investi dans la source Beaupré, située dans le Var. En partenariat avec Ogeu, quatrième groupe français d'eaux minérales, cet or blanc bien précieux qui se fait rare est mis en bouteille et exporté en Asie par les bateaux CMA-CGM.
Puis, comme sorti tout droit des films américains, le gigantesque gâteau d'anniversaire a fait son entrée, porté par plusieurs serveurs. Il avait la forme d'un conteneur.
Un film documentaire, réalisé par Naïla et les enfants, a relaté le parcours exceptionnel du self-made man franco-libanais, fondateur de la CMA CGM, troisième compagnie de fret maritime dans le monde et première en France.
Entre-temps sur le podium, se sont succédé du Bel Canto, un show éblouissant d'athlètes-équilibristes, un violoniste au style généreux et flamboyant, ainsi qu'un orchestre et des chanteurs qui ont animé la fin de la soirée au grand bonheur des cinq petits enfants de Jacques Saadé, Carl Antoine, Lisa Marie, Jack, Estelle et Jean Gabriel, qui ont pris d'assaut le dancefloor, entraînant à leur suite Michèle et Nicolas Garzouzi, Tania et Wassef Ezzedine, Rita et Philippe Bustros, Alec et Charles Salem, Bernard Tarazi, Joe Saddi et d'autres encore.
À la fin de la soirée, un flower vase en inox dessiné par Zaha Hadid et édité par Alessi a été offert à chaque invité.
La liste des convives français comprenait Claude Gaudin (maire de Marseille), Stéphane Bouillon (préfet de la région Provence- Alpes-Côte d'Azur et préfet des Bouches-du-Rhône), Denis Ranque, président du conseil d'administration d'Airbus Goup, Jean-Marie Messier, conseiller financier et ex-patron du groupe Vivendi, ainsi que des chefs d'entreprise, de grands banquiers et avocats. Côté libanais, il y avait les ministres Marwan Hamadé et Michel Pharaon, le député Abdel Latif Zein, Mirna Boustany, Adnane et Raïda Kassar, Adel et Hoda Kassar, Janine et Antoine Maamary, Vivianne et Robert Debbas, Fouad el-Khazen, Nawal et Selim Meouchy, Serge Brounst, Dany et Jean-Marie Megarbané. Présents également, Mimi et Gaby Tamer, Youmna et Tony Asseily, Leila et Gilbert Yared, Joyce et Joe Khoury- Hélou, Nada et Chucri Khoury, Amira et Nabil Abillama, Joumana et Rafi Debbané, ainsi que Jerry et Khalil Sara, Myriam et Georges Antaki, Joe Dakak, mais aussi Éliane Khayat, Andrée Tayyar, Mimi Sader et Elham Raphaël... Et évidemment, la sœur et le frère de l'hôtesse, Sara Salem et Farid Salem (avec Corine), ainsi que la cousine, Leila Badr. En bref, quatre-vingts amis libanais ont débarqué à Marseille pour l'occasion.
Le soir de son arrivée, le groupe a été emmené par le couple Saadé à l'Alcyone, restaurant d'hôtel à l'élégance classique qui propose une gastronomie française, avec à la barre Lionel Levy, 1 étoile Michelin. Des toasts ont été portés à la santé et à la prospérité de Jacques Saadé, et des discours faisant état des mérites de cet homme d'affaires franco-libanais ont été prononcés. Le lendemain, nos Libanais se sont éparpillés entre le Mucem (le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée), la Fondation Regards sur Provence et la basilique Notre-Dame de la Garde, figure emblématique de la cité phocéenne. Ils ont flâné sur les docks, avant d'aller manger une bouillabaisse chez Michel.
Rendez-vous pour le 81e anniversaire.
Badiane vaut l'étape
Les deux casquettes de Jocelyne Mehanna sont bien vissées sur la tête. Après Fleurs et Couleurs, qu'elle détient et continue à gérer, la voilà conquise par l'art culinaire. Cette artiste de goût a ouvert son restaurant, Badiane, à Naccache. Et pas n'importe lequel. Sa carte puise sa richesse dans les produits bio, garantis sans pesticides ni traitements chimiques, et savamment maîtrisés par l'originalité et la touche du chef français Éric Fleury. Le monsieur a du vrai talent. Il y met de la science et de la magie dans ses salades. Un vrai régal. Ses mets créatifs, savoureux et moelleux, font honneur aux gourmets. En plus, la présentation de chaque plat fait saliver (met en appétit) rien qu'au visuel. Aucune fausse note de l'entrée aux desserts faits maison. Au décor peaufiné par Anis Haddad (alias déco&déco) et agrémenté de mobilier Jean-Michel Wilmotte. Amale et Dr Antoine Nasrallah, Khattar et Salwa Hadathi, Élie et Claude Assaf, Zeina et Élie Mounayar, Nada Abou Merhi et May Mezher assurent en toute sincérité que « c'est super ! » Bravo Jocelyne.
Branle-bas à Tawlet... pour Kamal
Le Prix Prince Claus 2016 a été attribué à Kamal Mouzawak en ex aequo avec six lauréats dont l'artiste- graphiste et historienne, l'Égypto-Libanaise Bahia Chehab. La bonne nouvelle avait été annoncée officiellement à Kamal, en décembre dernier, par le prince Constantin, au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au palais d'Amsterdam, en présence des membres de la famille royale. Mais c'est hier, à Tawlet, que le prix lui a été remis par l'ambassadeur des Pays-Bas, Han-Maurits Schaapveld. Dans la salle archicomble, il y avait le ministre de la culture Ghattas Khoury, le président du Fonds Prince Claus Henk Pröpper, la directrice générale du ministère du Tourisme, Nada Sardouk, Joumana el- Zein Khoury (directrice du Fond depuis 2015), Christine Codsi, Léna Bakalian, Zalpha Raphaël, Janane Mallat, Médéa Azouri, Huda Baroudi, Maria Nahas et sa fille Ayla Hibri, Christina et Abdo Abi Najem, Ghada Najjar, Randa Armanazi, Zeina Daccache, Rana Salam, Lina Audi, Olivier Gougeon, Amira Solh, Nagi Morcos et d'autres encore. Et c'est quasiment dans une ambiance de fête que Kamal et sa partenaire à Tawlet, Christine Codsi, ont offert un déjeuner aux saveurs libanaises, concocté par les « femmes » de l'établissement, venues ce jour-là des différentes régions du pays.
Comme le veut la tradition, la Fondation Prince Claus rend hommage, chaque année depuis 20 ans, à des artistes et des organisations pour la qualité et le caractère innovateur de leur travail dans les domaines de la culture et du développement. Mouzawak a été récompensé pour son militantisme en faveur de l'écotourisme, des traditions culinaires et le développement des chaînes de valeur alimentaires durables. Mabrouk !
ditavonbliss@hotmail.com


Quelque 770 000 enfants au Liban « subissent une détresse accrue en raison de l’exposition répétée à la violence », alerte l'Unicef